Social Isolation or Autistic Homophily: An Exploration of the Social Networks of Autistic College Students.
Contexte : Les recherches précédentes sur les relations sociales des personnes autistes se sont principalement concentrées sur les enfants ou les systèmes de soutien. Cependant, peu d'études ont exploré les réseaux sociaux des étudiants autistes en milieu universitaire, sans se limiter aux structures de soutien. Objectif : Cette étude vise à analyser les réseaux d'amitiés des étudiants autistes adultes, en mettant l'accent sur les dynamiques sociales spontanées, sans se concentrer sur les services de soutien. Méthode : 592 étudiants (autistes et non autistes) ont été recrutés. Les participants ont fourni des informations sur leurs réseaux sociaux (taille, densité, satisfaction sociale), ainsi que sur les traits perçus de leurs amis (type neurologique, démographie). Résultats : Les étudiants autistes ont des métriques de réseau similaires à celles des non autistes (nombre d'amis, densité). Cependant, ils ont en moyenne plus d'amis autistes ou neurodivergents. Tous les groupes ont signalé des amitiés proches inter-neurotypiques. Ces résultats suggèrent une préférence pour les amitiés homophiles (autistes/neurodivergents) chez les étudiants autistes, contredisant le stéréotype d'isolement. Intérêt clinique : Ces résultats remettent en question la narrative pathologisante selon laquelle les personnes autistes éviteraient les relations sociales. Ils soulignent l'importance de créer des espaces sociaux authentiques et inclusifs pour les étudiants autistes, favorisant des interactions avec des pairs neurodivergents. Limites : L'étude se concentre uniquement sur les étudiants universitaires, sans généraliser à tous les autistes. Les données reposent sur des auto-évaluations, ce qui peut introduire un biais de perception. Il reste à valider ces résultats dans d'autres populations autistes (enfants, adultes non étudiants).
Les étudiants autistes ont des réseaux sociaux similaires en termes de structure, mais plus d'amis autistes/neurodivergents. Les amitiés inter-neurotypiques sont fréquentes, contredisant l'idée d'isolement. Les résultats suggèrent une préférence pour l'homophilie neurodivergente chez les autistes adultes. Les données soulignent la nécessité d'espaces sociaux inclusifs pour les étudiants autistes.
Les professionnels doivent éviter les stéréotypes d'isolement et promouvoir des environnements sociaux inclusifs. Les programmes universitaires pourraient bénéficier de groupes de soutien neurodivergents pour renforcer les liens sociaux. Les résultats soulignent l'importance de valider les auto-évaluations des patients dans les études futures.
Étude limitée aux étudiants universitaires, sans généralisation à d'autres populations autistes. Dépendance aux auto-évaluations, risquant un biais de perception. Absence de données sur les amitiés en dehors du contexte universitaire.
Modéré