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Neuroanatomical correlates of neuropsychological dysfunction in pediatric pharmacoresistant epilepsy due to focal cortical dysplasia type II.

Résumé IA

Contexte : Les enfants et adolescents souffrant d'épilepsie pharmacorésistante (EPR) présentent une grande variabilité cognitive et émotionnelle, non pleinement expliquée par des variables démographiques ou cliniques. L'objectif de cette étude pilote rétrospective était d'analyser les corrélations entre les anomalies neuroanatomiques et les fonctions neuropsychologiques chez des patients pédiatriques atteints d'EPR liée à la dysplasie corticale focale de type II (DCF II). Méthode : Les données proviennent de 24 patients (âge moyen : 13,8 ans ; 58 % hommes) avec DCF IIa (n=8) ou IIb (n=16), évalués par IRM à 3T et tests neuropsychologiques. Les caractéristiques IRM (épaississement cortical, extension gyrique, flou de la jonction gris-blanc) ont été quantifiées avec le logiciel MAP18. Résultats : Les patients avec DCF IIb présentaient des scores z plus élevés pour la jonction (Cohen's d=1,00 et 1,07) et une corrélation négative entre l'épaississement cortical et les performances cognitives globales (r=-0,46), l'attention (r=-0,32) et les compétences visuo-spatiales (r=-0,34). Les modèles de régression confirmaient ces associations, même après ajustement pour le côté et le site des crises. Intérêt clinique : Ces résultats suggèrent que l'épaississement cortical pourrait servir de marqueur IRM pour prédire les troubles cognitifs chez les patients pédiatriques avec DCF II, améliorant la compréhension des mécanismes sous-jacents. Limites : L'étude repose sur un petit échantillon homogène, et aucun lien n'a été trouvé entre le volume de la lésion et les performances cognitives. Des recherches sur des cohortes plus diversifiées sont nécessaires pour valider ces conclusions.

Points clés

DCF IIb associée à des anomalies IRM plus marquées que DCF IIa Épaississement cortical lié à des troubles cognitifs globaux, attentionnels et visuo-spatiaux Potentiel des caractéristiques IRM comme biomarqueurs cognitifs Limitations : petite taille de l'échantillon, absence de lien avec le volume de la lésion

Implications cliniques

Identification précoce des risques cognitifs via l'analyse IRM Guidage des décisions chirurgicales en fonction des anomalies neuroanatomiques Nécessité de suivre les patients avec DCF IIb pour surveiller les troubles cognitifs

Limites

Étude pilote sur un petit nombre de patients (n=24) Absence de données sur l'évolution à long terme des troubles cognitifs Pas d'analyse du volume de la lésion en lien avec les performances neuropsychologiques

Niveau de preuve

Preprint

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