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Performances cognitives chez les enfants de parents atteints de troubles mentaux sévères : une méta-analyseCognitive performance in offspring of parents with severe mental illness: a meta-analysis.

ModéréNiveau de preuveSource tier 1Fiabilité sourceDOIRéférence disponible
À retenir
  • Déficits cognitifs significatifs chez les enfants de parents schizophrènes (cognition générale, langage, QI).
  • Déficits modérés chez les enfants de parents bipolaires (mémoire, fonctions exécutives).
  • Risques accrus de difficultés cognitives nécessitant des interventions précoces.
Lecture clinique

Les résultats sont basés sur une méta-analyse de grande envergure, mais les limites méthodologiques (hétérogénéité des études, absence de données longitudinales) réduisent la force de la preuve.

Les résultats sont basés sur des études observatives, limitant la causalité. Hétérogénéité méthodologique entre les études incluses. Absence de données sur les effets à long terme ou les interventions efficaces.

CognitionNeuropsychologieNeurodéveloppementEnfant / adolescentFamilledéveloppement cognitiftransmission intergénérationnelleintervention précoceschizophréniebipolaritédépression majeure
Résumé IA

Contexte : Les maladies mentales sévères (MMS) chez les parents, telles que la schizophrénie, la bipolarité ou la dépression majeure, peuvent affecter le bien-être des enfants. Cependant, les méta-analyses existantes restent limitées dans leur portée et leur méthodologie, ne couvrant pas de manière exhaustive les performances cognitives et académiques des enfants selon les types de MMS. Objectif : Synthétiser les preuves existantes sur l'association entre les MMS parentales et les performances cognitives et académiques des enfants. Méthode : Recherche dans des bases de données (MEDLINE, EMBASE, PsycINFO, CINAHL) jusqu'en décembre 2025. Inclusion des études évaluant les associations entre MMS parentales et performances cognitives/académiques des enfants (attention, mémoire, langage, fonctions exécutives, vitesse de traitement, QI, cognition sociale, performance académique). Calcul des différences moyennes standardisées (DMS) entre enfants de parents atteints de MMS et des contrôles, avec une méta-analyse à effets aléatoires. Résultats : La méta-analyse inclut 109 études (1,586,339 participants). Les enfants de parents schizophrènes présentent des déficits significatifs dans la cognition générale (DMS = -1,07), le langage (DMS = -0,70) et le QI (DMS = -0,53). Les enfants de parents bipolaires montrent des déficits modérés dans la cognition générale (DMS = -0,45), la mémoire (DMS = -0,40), les fonctions exécutives (DMS = -0,34) et le langage (DMS = -0,18). Les enfants de parents dépressifs présentent des associations plus faibles mais statistiquement significatives. Intérêt clinique : Les enfants de parents atteints de MMS, en particulier de schizophrénie ou de bipolarité, sont à risque accru de difficultés cognitives. Des interventions précoces à l'échelle de la population pourraient améliorer leurs performances cognitives. Limites : Les résultats dépendent de la qualité des études incluses, et les effets observés pourraient varier selon les facteurs contextuels non contrôlés (ex. : environnement, prise en charge familiale).

Points clés

Déficits cognitifs significatifs chez les enfants de parents schizophrènes (cognition générale, langage, QI). Déficits modérés chez les enfants de parents bipolaires (mémoire, fonctions exécutives). Risques accrus de difficultés cognitives nécessitant des interventions précoces. Absence de données sur les mécanismes biologiques ou psychosociaux sous-jacents.

Implications cliniques

Surveillance renforcée des performances cognitives chez les enfants de parents atteints de MMS. Mise en place de programmes d'intervention précoce ciblés pour ces familles. Nécessité de distinguer les effets spécifiques de chaque type de MMS parentale.

Niveau de preuve

Modéré

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