Lésion cérébrale aiguë dans l'état de mal épileptique réfractaire d'apparition récente et l'état de mal épileptique étiologique définiAcute Brain Injury in New-Onset Refractory Status Epilepticus and Etiology-Defined Status Epilepticus.
- Les concentrations de NfL dans le LCR et le sérum sont nettement plus élevées dans le cNORSE que dans l'eSE ou les témoins épileptiques.
- Les taux sériques de NfL augmentent rapidement entre la première et la troisième semaine après le début du cNORSE.
- Un NfL sérique élevé est associé de manière indépendante à un mauvais résultat fonctionnel à la sortie (Glasgow Outcome Scale étendu 1-4).
Article publié dans JAMA Neurology (tier1) portant sur une étude transversale internationale multi-centrique avec un nombre conséquent de patients. Les résultats sont robustes cliniquement pour la prise en charge des états de mal épileptiques, bien que le sujet soit spécialisé. Note modérée-haute (65) pour NeuroWatch car pertinent pour les neurologues mais moins directement pour les neuropsychologues.
Conception transversale ne permettant pas d'établir une causalité entre les taux de NfL et les lésions neuronales. Groupes de comparaison non appariés pour l'âge et la comorbidité, ce qui pourrait introduire un biais. L'étude inclut principalement des patients nord-américains, limitant la généralisabilité à d'autres populations. Les données sur les traitements antépileptiques n'ont pas été analysées en détail, ce qui pourrait influencer les résultats.
Cette étude transversale internationale (36 hôpitaux) a quantifié les lésions neuronales aiguës chez 78 patients atteints d'état de mal épileptique réfractaire d'apparition récente cryptogénique (cNORSE) et 284 patients avec état de mal épileptique étiologique défini (eSE). Les concentrations de neurofilament light chain (NfL) dans le sérum et le LCR étaient significativement plus élevées dans le cNORSE (10 fois dans le LCR, 4 fois dans le sérum) par rapport à l'eSE. Les taux sériques de NfL augmentaient rapidement au cours des trois premières semaines, et des niveaux élevés étaient indépendamment associés à un mauvais résultat fonctionnel à la sortie. Les résultats suggèrent une fenêtre thérapeutique étroite pour des interventions neuroprotectrices dans le cNORSE.
Les concentrations de NfL dans le LCR et le sérum sont nettement plus élevées dans le cNORSE que dans l'eSE ou les témoins épileptiques. Les taux sériques de NfL augmentent rapidement entre la première et la troisième semaine après le début du cNORSE. Un NfL sérique élevé est associé de manière indépendante à un mauvais résultat fonctionnel à la sortie (Glasgow Outcome Scale étendu 1-4). Le NfL discrimine le cNORSE de l'eSE (AUROC 0,79) et des témoins non épileptiques (AUROC 0,99). Les concentrations de S100B ne diffèrent pas entre les groupes et ne montrent pas de profil temporel cohérent.
Le NfL pourrait servir de biomarqueur pour identifier les patients atteints de cNORSE nécessitant des interventions neuroprotectrices urgentes. La fenêtre thérapeutique étroite souligne la nécessité de traitements antépileptiques et neuroprotecteurs précoces chez ces patients. Le dosage sérique de NfL pourrait être utilisé pour surveiller la progression des lésions neuronales et guider les décisions thérapeutiques.
Élevé