Grandir autiste : partager les expériences et les perspectives des enfants autistesGrowing-up autistic: Sharing autistic children's experiences and insights.
- Les enfants autistes ont une connaissance limitée de l'autisme et peinent à en parler, surtout avec des non-familiers.
- Le sentiment de sécurité est élevé à la maison (60%+) mais chute à 16,5% avec les pairs ou enseignants.
- Le masking est fréquent et entraîne épuisement et sentiment de solitude.
Article directement centré sur le vécu des enfants autistes, avec une méthodologie mixte et des résultats cliniquement pertinents pour les psychologues et neuropsychologues travaillant avec cette population. La note est élevée car il comble un manque dans la littérature et offre des pistes concrètes pour la pratique, bien que l'échantillon et le design limitent le niveau de preuve.
Échantillon limité aux enfants capables de répondre à un questionnaire en ligne, biaisant vers des profils avec moins de troubles du langage. Données auto-rapportées pouvant être influencées par la compréhension de l'autisme et l'humeur du moment. Contexte culturel et socio-économique non précisé, limitant la généralisation.
Cette étude a recueilli les expériences directes de 136 enfants autistes (8-14 ans) via un questionnaire en ligne. Les résultats montrent une connaissance limitée de l'autisme, des difficultés à parler de leur condition et à s'auto-défendre, surtout hors du cadre familial. Les enfants ressentent un contraste fort entre un sentiment de sécurité à la maison et un sentiment d'insécurité à l'école, où le masking et la victimisation sont fréquents. Quatre thèmes émergent : expériences accablantes, personnes non sécurisantes, sanctuaire et identité autiste. Les implications appellent à transformer les écoles en espaces sûrs.
Les enfants autistes ont une connaissance limitée de l'autisme et peinent à en parler, surtout avec des non-familiers. Le sentiment de sécurité est élevé à la maison (60%+) mais chute à 16,5% avec les pairs ou enseignants. Le masking est fréquent et entraîne épuisement et sentiment de solitude. Les environnements scolaires sont perçus comme sources de victimisation et d'incompréhension. Les enfants reconnaissent à la fois forces et défis de l'autisme, mais l'inquiétude d'être différent est omniprésente.
Encourager les cliniciens à interroger directement les enfants autistes sur leur vécu pour adapter les interventions. Travailler avec les écoles pour créer des environnements sensoriellement adaptés et réduire la victimisation. Soutenir le développement de l'identité autiste positive et les stratégies d'auto-défense adaptées. Proposer des espaces de parole sécurisés en dehors du cadre familial, notamment à l'école.
Modéré