Prenatal stress, intimate partner violence and maternal cortisol trajectories: insights from a prospective birth cohort from São Paulo, Brazil.
- La violence conjugale physique/sexuelle aiguë est associée à une diminution de la HCC, contrairement à d'autres stressors psychosociaux.
- La cortisole maternelle montre une sensibilité limitée aux stressors prénataux, sauf en cas de violence sévère.
- La HCC est un indicateur cumulatif utile pour étudier les effets à long terme du stress prénatal.
Étude prospective avec mesure biologique (HCC) mais échantillon limité et absence de suivi à long terme des enfants.
Échantillon restreint (n=185) et origine géographique spécifique (Brésil) limitent la généralisation. Absence d'analyse sur les effets à long terme sur le développement neurodéveloppemental des enfants.
Contexte : Le stress prénatal, notamment lié à la violence conjugale, peut altérer le fonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien (HPA) maternel. Cependant, les liens entre les stressors psychosociaux et les profils biologiques à long terme de la cortisole restent mal définis. Objectif : Explorer si des stressors prénataux divers (violence conjugale, anxiété, dépression) influencent les trajectoires de la cortisole maternelle pendant la grossesse et la période post-partum, en utilisant la concentration de cortisole dans les cheveux (HCC) comme indicateur cumulatif. Méthode : Étude prospective sur une cohorte de 185 femmes enceintes au Brésil. Les participants ont été évalués au troisième trimestre pour la violence conjugale (IPV), les réactions émotionnelles à la grossesse et les troubles anxieux/dépressifs. La HCC a été mesurée sur des segments de cheveux représentant les quatre derniers mois de grossesse et les deux premiers mois post-partum. Les analyses statistiques incluent des tests t, des tests de Mann-Whitney et des modèles à effets mixtes. Résultats : Les niveaux de cortisole ont significativement diminué de la grossesse au post-partum (p < 0,001). La plupart des stressors prénataux (violence psychologique, anxiété, dépression) n'étaient pas associés à la HCC, à l'exception de la violence physique/sexuelle aiguë, liée à des niveaux de cortisole plus bas. Intérêt clinique : Ces résultats soulignent la spécificité de la violence interpersonnelle sévère comme stressor biologique et mettent en lumière la complexité d'interpréter la cortisole comme biomarqueur du stress prénatal. Limites : La taille de l'échantillon modérée et la focalisation sur une population spécifique (Brésil) limitent la généralisation des conclusions.
La violence conjugale physique/sexuelle aiguë est associée à une diminution de la HCC, contrairement à d'autres stressors psychosociaux. La cortisole maternelle montre une sensibilité limitée aux stressors prénataux, sauf en cas de violence sévère. La HCC est un indicateur cumulatif utile pour étudier les effets à long terme du stress prénatal.
La violence conjugale aiguë doit être prise en compte comme facteur de risque spécifique pour les troubles HPA maternels. La cortisole ne reflète pas systématiquement le stress prénatal, nécessitant une interprétation prudente dans les études cliniques.
Modéré