Les facteurs de stress de la pandémie de COVID-19 et leur association à long terme avec le bien-être des jeunesCOVID-19 pandemic stressors and their longer-term association with young people's wellbeing.
- Les perturbations familiales, économiques et liées au temps d'écran pendant la pandémie prédisent un moindre bien-être adolescent deux à trois ans plus tard.
- Les effets du temps d'écran et des chocs économiques persistent même après ajustement sur le bien-être peri-pandémique.
- Les filles sont plus vulnérables aux perturbations des relations entre pairs.
Étude longitudinale de qualité avec données prospectives et ajustements multiples, mais limitée à un pays et avec un focus rétrospectif. Pertinente pour les cliniciens suivant des adolescents post-pandémie.
Échantillon irlandais limitant la généralisation à d'autres contextes. Données auto-rapportées pouvant introduire un biais de déclaration. Impossible d'exclure des facteurs de confusion non mesurés (ex : événements de vie post-pandémie).
Cette étude utilise des données de cohorte prospectives (n=2404) en Irlande pour examiner les associations à long terme entre les perturbations liées à la pandémie de COVID-19 et le bien-être mental des adolescents. Les chercheurs ont analysé des données collectées à trois moments (9, 12, 13 ans) incluant la période post-pandémique. Plusieurs facteurs de stress (anxiété liée à la santé, soutien à l'apprentissage à domicile) n'étaient plus significativement associés au bien-être à long terme. Cependant, les perturbations des relations familiales et entre pairs (notamment chez les filles), les chocs économiques, l'augmentation du temps d'écran et l'absence d'un endroit calme pour étudier prédisaient un moins bon bien-être à long terme. Certains effets étaient médiés par le bien-être pendant la pandémie, mais le temps d'écran et les chocs économiques restaient directement associés à une détérioration ultérieure. Ces résultats soulignent l'impact durable des inégalités sociales et économiques sur la santé mentale des jeunes.
Les perturbations familiales, économiques et liées au temps d'écran pendant la pandémie prédisent un moindre bien-être adolescent deux à trois ans plus tard. Les effets du temps d'écran et des chocs économiques persistent même après ajustement sur le bien-être peri-pandémique. Les filles sont plus vulnérables aux perturbations des relations entre pairs. Les ressources sociales et économiques familiales modulent l'impact à long terme.
Évaluer les séquelles des perturbations sociales et économiques chez les adolescents exposés à la pandémie. Prioriser la réduction du temps d'écran et un soutien économique familial pour améliorer le bien-être à long terme. Adapter les interventions selon le genre, notamment pour les filles concernant les relations entre pairs.
Élevé