Le rôle de l'apprentissage de la peur dans le développement de la psychose : une étude EEG utilisant un paradigme de conditionnement différentiel de la peur chez des personnes vulnérables à la psychoseThe role of fear learning in the development of psychosis: an EEG study utilizing a differential fear conditioning paradigm in people with psychotic vulnerability.
- Les individus à risque de psychose présentent un apprentissage de la peur diminué, avec une moindre différenciation entre stimuli dangereux et sûrs.
- L'extinction de la peur est altérée chez les personnes vulnérables, montrant une réduction plus lente de la réponse émotionnelle.
- Les mesures électrophysiologiques (potentiel tardif positif) et réflexes (sursat potentialisé) ne diffèrent pas entre les groupes.
Article sur l'apprentissage de la peur dans la vulnérabilité psychotique, pertinent pour les mécanismes d'anxiété et de régulation émotionnelle en clinique, mais moins directement lié aux domaines principaux de NeuroWatch (autisme, TDAH, haut potentiel).
Les résultats sont basés sur un échantillon modéré et peuvent ne pas être généralisables à tous les stades de vulnérabilité psychotique. Les mesures auto-rapportées peuvent être biaisées par des différences dans la conscience émotionnelle entre les groupes. L'étude n'a pas évalué le rôle d'autres facteurs confondants tels que la médication ou la comorbidité.
Cette étude a examiné l'apprentissage de la peur chez des individus à risque de psychose (N=88) et des témoins sains (N=44) à l'aide d'un paradigme de conditionnement différentiel de la peur comprenant des phases d'acquisition, de généralisation et d'extinction. Les groupes à risque ont montré un apprentissage de la peur diminué, avec une différenciation réduite entre les stimuli conditionnés (CS+ vs CS-) dans les évaluations de valence, ainsi qu'une extinction de la peur altérée, avec une réduction plus lente de la différenciation des CS dans les évaluations de valence et d'éveil. Aucune différence de groupe n'a été observée pour le potentiel tardif positif ou le sursaut potentialisé par la peur. Ces résultats suggèrent que les états mentaux à risque sont associés à des difficultés à distinguer les stimuli dangereux des stimuli sûrs et à une capacité réduite à ajuster les réponses émotionnelles en fonction de nouvelles informations.
Les individus à risque de psychose présentent un apprentissage de la peur diminué, avec une moindre différenciation entre stimuli dangereux et sûrs. L'extinction de la peur est altérée chez les personnes vulnérables, montrant une réduction plus lente de la réponse émotionnelle. Les mesures électrophysiologiques (potentiel tardif positif) et réflexes (sursat potentialisé) ne diffèrent pas entre les groupes. Les évaluations subjectives (valence, éveil) sont plus affectées que les réponses physiologiques dans ce paradigme.
Les interventions précoces ciblant la réévaluation des évaluations émotionnelles subjectives des événements liés à la peur pourraient être bénéfiques pour prévenir la psychose. Les difficultés à distinguer les signaux de danger et de sécurité pourraient contribuer à l'hypervigilance et à l'anxiété observées dans les états prodromiques. Les thérapies cognitivo-comportementales axées sur l'extinction de la peur pourraient être adaptées pour cette population.
Modéré