Sensibilité auditive dans l'autisme : revue systématique des réponses de négativité de discordance et de champs de discordanceAuditory Sensitivity in Autism: A Systematic Review of Mismatch Negativity and Mismatch Field Responses.
- Chez les enfants et adolescents autistes, les amplitudes MMN sont plus faibles et les puissances MMF réduites par rapport aux pairs neurotypiques pour les déviants de fréquence, durée et parole.
- Les latences MMN/MMF sont plus longues chez les participants autistes et corrélées à des difficultés langagières et à une sensibilité auditive accrue.
- Une convergence liée à l'âge des mesures MMN/MMF entre groupes autistes et neurotypiques est rapportée dans l'enfance tardive ou l'adolescence.
Revue systématique de 55 études avec des résultats cohérents malgré des limites méthodologiques. Très pertinent pour la clinique de l'autisme, notamment pour la compréhension des mécanismes sensoriels et le développement de biomarqueurs. Note de pertinence élevée (90/100) car elle répond à un besoin clinique et de recherche important.
Hétérogénéité méthodologique importante entre les études, limitant la comparabilité directe. Sous-représentation des femmes autistes dans les échantillons, réduisant la généralisation des résultats. Échantillonnage interculturel limité, principalement dans les pays occidentaux. La majorité des études sont transversales, ne permettant pas d'évaluer les trajectoires développementales individuelles. Qualité méthodologique globalement moyenne, avec des biais potentiels dans les paradigmes oddball.
Cette revue systématique de 55 études compare les réponses MMN et MMF (marqueurs électrophysiologiques de la discrimination auditive automatique) chez des personnes autistes et neurotypiques. Des amplitudes MMN plus faibles et une puissance MMF réduite sont observées chez les enfants et adolescents autistes, avec des latences prolongées associées à des difficultés langagières et une hypersensibilité auditive. Une convergence liée à l'âge apparaît, mais une latéralisation hémisphérique droite accrue est constante. Un modèle de codage prédictif pondéré par la précision est proposé. L'hétérogénéité méthodologique et la sous-représentation des femmes limitent la généralisation. Les réponses MMN/MMF sont des biomarqueurs translationnels prometteurs.
Chez les enfants et adolescents autistes, les amplitudes MMN sont plus faibles et les puissances MMF réduites par rapport aux pairs neurotypiques pour les déviants de fréquence, durée et parole. Les latences MMN/MMF sont plus longues chez les participants autistes et corrélées à des difficultés langagières et à une sensibilité auditive accrue. Une convergence liée à l'âge des mesures MMN/MMF entre groupes autistes et neurotypiques est rapportée dans l'enfance tardive ou l'adolescence. Une latéralisation hémisphérique droite plus forte est observée chez les autistes pour les stimuli langagiers et non langagiers. Un modèle de codage prédictif pondéré par la précision est proposé pour expliquer les variations interindividuelles et développementales. Les preuves sont cohérentes malgré une hétérogénéité méthodologique, une sous-représentation des femmes et un échantillonnage interculturel limité.
Les réponses MMN/MMF pourraient servir de biomarqueurs non invasifs de la prédiction sensorielle précoce et de la variation neurodéveloppementale dans l'autisme. L'identification précoce de différences dans le traitement auditif pourrait guider des interventions ciblant l'hypersensibilité auditive et les difficultés langagières. Les protocoles standardisés et les études longitudinales sont nécessaires pour valider ces marqueurs en pratique clinique. La latéralisation droite accrue pourrait être un indicateur neurophysiologique à explorer dans les évaluations diagnostiques.
Revue