Associations longitudinales entre les schémas d'expériences négatives et positives de l'enfance et les trajectoires de symptômes de dépression et d'anxiété chez les étudiants universitairesLongitudinal associations between patterns of childhood adverse experiences and positive experiences and depression and anxiety symptom trajectories among college students.
- Trois clusters distincts d'expériences de l'enfance (ACEs et PCEs) ont été identifiés.
- Les clusters à risque élevé sont associés à des trajectoires de dépression et d'anxiété plus sévères et stables.
- La prévention des expériences négatives semble plus déterminante que la promotion des expériences positives.
Étude longitudinale avec un échantillon conséquent, mais limitée à une population spécifique (étudiants chinois) et reposant sur des auto-mesures. Lien avec la clinique des ACEs est pertinent.
L'étude n'a inclus que deux collèges en Chine, limitant la généralisabilité interculturelle. Les données sont basées sur des auto-questionnaires, pouvant induire des biais de mémoire et de désirabilité sociale.
Cette étude longitudinale menée dans deux collèges en Chine (2022-2023) auprès de 4764 étudiants de première année examine comment les clusters d'expériences négatives (ACEs) et positives (PCEs) de l'enfance sont associés aux trajectoires de symptômes dépressifs et anxieux. Trois clusters de ces expériences ont été identifiés, représentant de 17,8% à 61% de l'échantillon. Les résultats montrent que les jeunes appartenant à un cluster à risque (faible protection et expériences négatives) ont plus de probabilité de suivre des trajectoires de symptômes élevés ou modérés et stables, comparés à ceux du cluster à faible risque et haute protection. Ces associations sont similaires pour l'anxiété. L'étude souligne l'importance des mesures de prévention des ACEs.
Trois clusters distincts d'expériences de l'enfance (ACEs et PCEs) ont été identifiés. Les clusters à risque élevé sont associés à des trajectoires de dépression et d'anxiété plus sévères et stables. La prévention des expériences négatives semble plus déterminante que la promotion des expériences positives.
Les cliniciens doivent évaluer à la fois les ACEs et les PCEs pour mieux prédire les trajectoires de santé mentale. Les interventions précoces ciblant la réduction des ACEs pourraient avoir un impact plus important que celles visant uniquement à augmenter les PCEs.
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