Une activité élevée en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle chez des participants cognitivement normaux prédit une future démenceElevated functional magnetic resonance imaging activity in cognitively normal participants predicts future dementia.
- 109 individus cognitivement normaux ont réalisé une tâche de Stroop en IRMf et ont été suivis pendant 6,8 ans en moyenne.
- 15 participants ont développé une démence clinique durant le suivi.
- Ceux qui ont progressé présentaient une activité accrue dans le cortex préfrontal dorsolatéral, le cingulaire antérieur et les régions temporales et pariétales latérales au départ.
Article longitudinal avec suivi de 6,8 ans, publié dans une revue à comité de lecture, apportant des données probantes sur l'hyperactivation IRMf comme prédicteur précoce de démence chez des sujets cognitivement normaux. Pertinence directe pour le dépistage précoce en neuropsychologie clinique.
Échantillon modeste avec seulement 15 progresseurs, limitant la généralisabilité. Absence de données sur d'autres biomarqueurs (tau, IRM structurelle) qui pourraient affiner la prédiction. La tâche de Stroop utilisée est une mesure unique, et d'autres paradigmes pourraient ne pas reproduire les mêmes résultats.
Cette étude longitudinale sur 109 participants cognitivement normaux, suivis en moyenne 6,8 ans, montre qu'une activité cérébrale accrue en IRMf lors d'une tâche de Stroop (régions frontales et pariétales) prédit le développement ultérieur d'une démence, indépendamment des performances cognitives initiales. Les participants ayant progressé vers une démence étaient plus souvent amyloïdes positifs et porteurs de l'allèle APOE ε4. Ces résultats suggèrent que l'hyperactivation compensatoire pourrait refléter les premiers signes d'une pathologie neurodégénérative sous-jacente.
109 individus cognitivement normaux ont réalisé une tâche de Stroop en IRMf et ont été suivis pendant 6,8 ans en moyenne. 15 participants ont développé une démence clinique durant le suivi. Ceux qui ont progressé présentaient une activité accrue dans le cortex préfrontal dorsolatéral, le cingulaire antérieur et les régions temporales et pariétales latérales au départ. L'hyperactivation était associée à une progression vers la démence, malgré des performances cognitives et une précision de la tâche similaires aux non-progresseurs.
L'hyperactivité cérébrale lors de tâches attentionnelles pourrait constituer un biomarqueur précoce de maladie neurodégénérative, avant tout déclin cognitif clinique. Ces résultats soulignent l'importance de dépister précocement les altérations fonctionnelles cérébrales pour permettre une intervention thérapeutique avant l'apparition des symptômes. Les cliniciens doivent interpréter avec prudence les données d'IRMf chez les patients âgés, car une activation accrue pourrait ne pas être un signe de compensation saine mais un indicateur de pathologie débutante.
Élevé