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Impact de l'indice de rondeur corporelle sur le déclin cognitif et les troubles cognitifs chez les adultes d'âge moyen et âgés ≥ 45 ans : rôle médiateur du vieillissement biologiqueImpact of body roundness index on cognitive decline and cognitive impairment in middle-aged and older adults ≥ 45 years: mediating role of biological aging.

ModéréNiveau de preuveSource tier 1Fiabilité sourceDOIRéférence disponible
À retenir
  • Un indice de rondeur corporelle (BRI) élevé est associé à un déclin cognitif global plus rapide, en particulier des fonctions exécutives et de l'orientation temporelle.
  • Chaque augmentation d'une unité de BRI augmente le risque de troubles cognitifs de 12 % (HR=1,12) et avance l'apparition des troubles de 0,41 an.
  • La relation entre le BRI et le risque de troubles cognitifs suit une courbe en J, avec un risque accru au-delà d'un BRI de 4,61.
Lecture clinique

Large cohorte prospective avec suivi de 9 ans, utilisant des méthodes statistiques robustes (modèles mixtes, régressions de Cox et Laplace, courbes splines, médiation). Cependant, la nature observationnelle limite la causalité et l'échantillon est spécifique à la Chine. L'article est pertinent pour les neuropsychologues cliniciens travaillant avec des patients âgés, mais nécessite des réplications dans d'autres contextes.

Étude observationnelle : ne permet pas d'établir un lien de causalité entre le BRI et le déclin cognitif. Les analyses de médiation reposent sur des hypothèses fortes (pas de confusion non mesurée) et pourraient être biaisées. L'échantillon est exclusivement chinois, limitant la généralisation à d'autres populations. La fonction cognitive est évaluée par des tests neuropsychologiques standards, mais des biais de mesure sont possibles. La durée de suivi de 9 ans peut être insuffisante pour capturer les effets à long terme du BRI sur la cognition.

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Résumé IA

Cette étude examine la relation entre l'indice de rondeur corporelle (BRI) et la fonction cognitive chez 8 595 participants âgés de 45 ans et plus, suivis jusqu'à 9 ans dans le cadre de l'étude CHARLS. Un BRI élevé est associé à un déclin cognitif plus rapide (notamment des fonctions exécutives et de l'orientation temporelle) et à un risque accru de troubles cognitifs (HR=1,12). Une relation dose-réponse en forme de J est observée, avec un point d'inflexion à BRI=4,61. Le vieillissement biologique, mesuré par l'âge biologique de Klemera-Doubal, médie partiellement ces associations (proportion de médiation de 47,18 % pour le déclin cognitif et 10,19 % pour l'apparition des troubles). Ces résultats suggèrent qu'un BRI élevé accélère le déclin cognitif et augmente le risque de troubles cognitifs chez les adultes d'âge moyen et âgés, avec un effet partiellement médié par le vieillissement biologique.

Points clés

Un indice de rondeur corporelle (BRI) élevé est associé à un déclin cognitif global plus rapide, en particulier des fonctions exécutives et de l'orientation temporelle. Chaque augmentation d'une unité de BRI augmente le risque de troubles cognitifs de 12 % (HR=1,12) et avance l'apparition des troubles de 0,41 an. La relation entre le BRI et le risque de troubles cognitifs suit une courbe en J, avec un risque accru au-delà d'un BRI de 4,61. Le vieillissement biologique (âge biologique selon la méthode Klemera-Doubal) médie 47,18 % de l'effet du BRI sur le déclin cognitif et 10,19 % de l'effet sur l'incidence des troubles cognitifs.

Implications cliniques

Le BRI pourrait être un outil simple et non invasif pour identifier les patients à risque de déclin cognitif en pratique clinique. La gestion du poids et de la circonférence abdominale pourrait contribuer à ralentir le déclin cognitif chez les adultes d'âge moyen et âgés. Les interventions visant à réduire le vieillissement biologique (par exemple, via l'activité physique ou la nutrition) pourraient atténuer l'impact du BRI sur la cognition. Le point d'inflexion à BRI=4,61 pourrait servir de seuil clinique pour le dépistage des risques cognitifs liés à l'obésité abdominale.

Niveau de preuve

Modéré

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