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Prévalence des troubles mentaux chez les personnes présentant une déficience intellectuelle au cours de la vie : revue ombrellePrevalence of mental disorders in people with intellectual disabilities across the lifespan: umbrella review.

RevueNiveau de preuveSource tier 1Fiabilité sourceDOIRéférence disponible
À retenir
  • Prévalence accrue de schizophrénie, anxiété et TOC chez les personnes avec DI comparées à la population générale.
  • Prévalence moindre des troubles de l'humeur, de la personnalité et du SSPT dans cette population.
  • Taux d'anxiété particulièrement élevés dans les syndromes de fragilité X, Williams et 22q11.2, et en cas d'autisme comorbide.
Lecture clinique

Revue ombrelle de 26 revues systématiques offrant une synthèse utile sur la prévalence des troubles mentaux dans la DI, mais limitée par la qualité faible des études incluses et des lacunes importantes. Pertinent pour la clinique et la recherche, sans être prioritaire immédiat.

La qualité des revues incluses est modérée à très faible, limitant la robustesse des conclusions. Absence de données stratifiées pour plusieurs conditions (démence, trouble bipolaire, etc.) et sous-groupes (sexe, âge, origine ethnique). Les comparaisons avec la population générale sont basées sur des données hétérogènes et non standardisées. La majorité des études portent sur des populations occidentales, limitant la généralisabilité.

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Résumé IA

Cette revue ombrelle dresse un panorama de la prévalence des troubles mentaux chez les personnes avec déficience intellectuelle (DI) à tous les âges. À partir de 26 revues systématiques (dont 7 méta-analyses), elle révèle une prévalence plus élevée de schizophrénie (3,55-4,80 %), d'anxiété (5,4-5,5 %) et de troubles obsessionnels-compulsifs (2,4 %) par rapport à la population générale, tandis que les troubles de l'humeur (6-7 %), de la personnalité et le syndrome de stress post-traumatique sont moins fréquents. Des taux élevés d'anxiété sont notés dans les syndromes de fragilité X, Williams et 22q11.2, ainsi qu'en cas d'autisme associé. Des lacunes importantes concernent la démence, les troubles bipolaires, liés à l'usage de substances et alimentaires, et les données stratifiées par niveau de DI, sexe, âge et origine ethnique. La qualité des études est modérée à très faible. Les auteurs appellent à des recherches épidémiologiques standardisées pour orienter les soins cliniques et les politiques de santé mentale.

Points clés

Prévalence accrue de schizophrénie, anxiété et TOC chez les personnes avec DI comparées à la population générale. Prévalence moindre des troubles de l'humeur, de la personnalité et du SSPT dans cette population. Taux d'anxiété particulièrement élevés dans les syndromes de fragilité X, Williams et 22q11.2, et en cas d'autisme comorbide. Absence de données suffisantes sur la démence, le trouble bipolaire, les troubles liés à l'usage de substances et les troubles alimentaires. Données limitées sur les variations selon le niveau de DI, le sexe, l'âge et les groupes ethniques minoritaires.

Implications cliniques

Nécessité d'un dépistage systématique des troubles mentaux chez les personnes avec DI, en particulier la schizophrénie et les troubles anxieux. Les cliniciens doivent être attentifs aux comorbidités psychiatriques dans les syndromes génétiques associés à la DI. Les politiques de santé mentale publique doivent prioriser des recherches épidémiologiques standardisées pour mieux orienter les interventions. Amélioration de la formation des professionnels de santé pour reconnaître et prendre en charge les troubles mentaux dans la DI.

Niveau de preuve

Revue

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