Inclusion numérique : Intelligence artificielle, corps et voix dans une pratique posthumanisteDigital Inclusion: Artificial Intelligence, the Body, and Voice in Posthumanist Practice
- L'œuvre Transplantatio utilise l'IA pour donner une voix à un garçon autiste non verbal, créant une performance unique.
- L'analyse s'appuie sur le posthumanisme critique et les études sur le handicap pour interroger les notions d'incarnation, d'authenticité et d'agentivité.
- La voix générée par IA, bien que non biologiquement authentique, fonctionne comme un marqueur de subjectivité et d'existence co-créée.
L'article aborde un sujet novateur (IA et communication chez l'autiste non verbal) mais est une analyse artistique et théorique, sans données cliniques. Pertinence modérée pour la veille car il ouvre des perspectives sur les technologies d'assistance, mais le niveau de preuve est faible et l'application clinique immédiate limitée.
L'étude est une analyse théorique et artistique, non une recherche clinique empirique, ce qui limite la généralisation des résultats. L'absence de données quantitatives ou d'évaluation systématique des effets cliniques de la technologie utilisée. La réflexion éthique reste exploratoire et ne propose pas de cadre pratique pour l'implémentation clinique. L'échantillon est un cas unique, ce qui ne permet pas de conclusions sur d'autres personnes autistes non verbales.
Cet article analyse l'œuvre d'art intermedia Transplantatio, présentée au festival d'art contemporain Biela noc. Créée par Paulína Ebringerová et Peter Mazalán, l'œuvre combine intelligence artificielle et modélisation 3D avec un sujet neurodivergent, permettant à un garçon non verbal avec trouble du spectre autistique de « parler » via une voix générée par IA. L'étude interprète cette œuvre à travers le prisme du posthumanisme critique et des études sur le handicap, en se concentrant sur l'incarnation, la voix, l'authenticité et la représentation artistique. L'analyse situe l'œuvre dans un cadre critique qui remet en question les conceptions normatives de l'identité et de la communication. Bien que la voix générée ne soit pas biologiquement authentique, elle remplit la fonction de la voix comme marqueur de subjectivité et d'existence co-créée. L'article réfléchit aux implications éthiques et philosophiques de la représentation de la différence et à la manière dont l'art peut élargir l'espace des formes de communication neurodivergentes et médiatisées par la technologie.
L'œuvre Transplantatio utilise l'IA pour donner une voix à un garçon autiste non verbal, créant une performance unique. L'analyse s'appuie sur le posthumanisme critique et les études sur le handicap pour interroger les notions d'incarnation, d'authenticité et d'agentivité. La voix générée par IA, bien que non biologiquement authentique, fonctionne comme un marqueur de subjectivité et d'existence co-créée. L'art est présenté comme un espace d'intervention qui reconfigure les conceptions dominantes de la présence et de l'agentivité. La technologie agit comme un agent co-créateur dans la production de nouveaux modes d'expression et d'être.
L'utilisation de l'IA pour la communication alternative chez les personnes non verbales pourrait être explorée comme outil thérapeutique pour favoriser l'expression de la subjectivité. La notion d'authenticité vocale est remise en question, suggérant que des voix synthétiques peuvent valider l'identité des personnes neurodivergentes. Cette approche pourrait enrichir les pratiques d'inclusion en reconnaissant la diversité des modes de communication au-delà du langage verbal normatif. L'art et la technologie offrent un terrain pour expérimenter de nouvelles formes d'interaction clinique et sociale avec les patients TSA.
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