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Corrélats neuronaux d'une intervention en réalité virtuelle chez des enfants avec trouble déficit de l'attention/hyperactivité : une étude IRMf au repos basée sur le pourcentage d'amplitude de fluctuationNeural Correlates of Virtual Reality Intervention in Children With Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder: A Resting-State fMRI Study Based on Percent Amplitude of Fluctuation.

ModéréNiveau de preuveSource tier 1Fiabilité sourceDOIRéférence disponible
À retenir
  • Après l'intervention VR, les scores SNAP-IV d'inattention, d'hyperactivité/impulsivité et de trouble oppositionnel ont significativement diminué chez les enfants TDAH.
  • Le nombre d'erreurs au test MFFT a également diminué après la VR.
  • Les valeurs de PerAF ont diminué dans le gyrus frontal moyen droit (rMFG) et augmenté dans le lobule paracentral gauche (lPCL) après l'intervention.
Lecture clinique

Article original apportant des données de neuroimagerie sur les mécanismes d'une intervention novatrice (VR) dans le TDAH. Bien que l'échantillon soit petit et le design non randomisé, la pertinence clinique est élevée pour les praticiens utilisant ou envisageant la VR comme outil thérapeutique. Note : 85/100.

Petite taille d'échantillon (15 enfants TDAH, 14 témoins) limitant la généralisation des résultats. Absence de groupe contrôle actif (par exemple, une intervention non VR) pour comparer l'effet spécifique de la VR. Étude pré-post sans randomisation, ce qui ne permet pas d'exclure un effet placebo ou de maturation. Les mesures comportementales sont basées sur des échelles parentales (SNAP-IV) et un seul test cognitif (MFFT), ce qui limite l'évaluation des déficits attentionnels. La durée de l'intervention VR et le suivi à long terme ne sont pas précisés.

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Résumé IA

Cette étude a examiné les mécanismes neuronaux sous-tendant l'amélioration des symptômes du TDAH après une intervention en réalité virtuelle (VR) chez 15 enfants avec TDAH et 14 enfants au développement typique. L'IRMf au repos avec analyse du pourcentage d'amplitude de fluctuation (PerAF) a été utilisée avant et après l'intervention. Les résultats montrent une réduction des symptômes d'inattention, d'hyperactivité/impulsivité et des comportements oppositionnels, ainsi qu'une diminution des erreurs au test MFFT. Sur le plan cérébral, une diminution du PerAF a été observée dans le gyrus frontal moyen droit (cortex préfrontal) et une augmentation dans le lobule paracentral gauche. Les enfants avec TDAH présentaient une augmentation du PerAF dans le gyrus temporal inférieur gauche par rapport aux témoins après l'intervention, corrélée positivement aux symptômes oppositionnels. Ces résultats suggèrent que la VR module les régions impliquées dans le contrôle cognitif et l'intégration sensorimotrice, mais a un effet limité sur les circuits attentionnels et temporo-limbiques.

Points clés

Après l'intervention VR, les scores SNAP-IV d'inattention, d'hyperactivité/impulsivité et de trouble oppositionnel ont significativement diminué chez les enfants TDAH. Le nombre d'erreurs au test MFFT a également diminué après la VR. Les valeurs de PerAF ont diminué dans le gyrus frontal moyen droit (rMFG) et augmenté dans le lobule paracentral gauche (lPCL) après l'intervention. Comparés aux témoins, les enfants TDAH présentaient des valeurs de PerAF plus élevées dans le gyrus temporal inférieur gauche (ITG) après la VR, corrélées positivement aux symptômes oppositionnels. La VR semble améliorer l'hyperactivité-impulsivité et les problèmes comportementaux via la modulation du rMFG (contrôle cognitif) et du lPCL (intégration sensorimotrice). L'effet régulateur de la VR sur les déficits attentionnels centraux et les circuits temporo-limbiques (ITG) est apparu limité.

Implications cliniques

La réalité virtuelle pourrait être utilisée comme intervention complémentaire pour cibler l'hyperactivité et les comportements oppositionnels dans le TDAH. Les modifications neurofonctionnelles observées suggèrent que la VR agit sur des circuits spécifiques (contrôle cognitif et sensorimoteur), ce qui pourrait orienter le choix des patients les plus susceptibles d'en bénéficier. L'absence d'effet significatif sur les circuits attentionnels centraux incite à combiner la VR avec d'autres approches ciblant l'attention.

Niveau de preuve

Modéré

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