Effets neuropsychologiques tardifs chez les jeunes enfants atteints de médulloblastome : une analyse longitudinale après 5 et 15 ans des études HIT-SKK-'87/'92Neuropsychological late effects in young children with medulloblastoma: A longitudinal analysis after 5 and 15 years from the HIT-SKK-'87/'92 studies.
- Les jeunes survivants de médulloblastome présentent des résultats inférieurs aux tests neuropsychologiques, en particulier dans les fonctions motrices, quel que soit le traitement.
- L'irradiation craniospinale (CSI) provoque des déficits supplémentaires de l'intelligence générale et fluide et du traitement simultané.
- L'intelligence fluide, l'intégration visuo-motrice et la vitesse de tapping continuent de décliner entre 5 et 15 ans après le diagnostic, atteignant la zone de handicap.
Analyse longitudinale avec une batterie neuropsychologique complète sur 15 ans fournissant des preuves de haut niveau sur les résultats cognitifs à long terme chez les survivants pédiatriques de médulloblastome, bien que limitée par la petite taille de l'échantillon et les protocoles de traitement plus anciens.
La petite taille de l'échantillon (24 patients) limite la généralisabilité. Absence de groupe témoin sain ; les comparaisons se font entre groupes de traitement. L'attrition entre 5 et 15 ans peut biaiser les résultats. Les protocoles de traitement proviennent d'essais plus anciens (1987-1992) ; les traitements modernes peuvent différer. Manque de données sur d'autres facteurs de confusion potentiels comme le statut socio-économique.
Cette étude examine les résultats neurocognitifs à long terme chez de jeunes enfants (moins de 3 ans) atteints de médulloblastome traités soit par chimiothérapie systémique et irradiation craniospinale différée (CSI), soit par chimiothérapie systémique plus méthotrexate intraventriculaire (MTXi.vt.) sans radiothérapie. Une batterie de tests complète a été utilisée à 5 et 15 ans après le diagnostic. Les résultats montrent que les survivants présentent des résultats inférieurs à la normale, en particulier dans les fonctions motrices. La CSI a eu des effets néfastes supplémentaires sur l'intelligence et le traitement simultané, tandis que le MTXi.vt. n'a pas donné de résultats moins bons que la radiothérapie. Le suivi longitudinal a montré une amélioration ou une stabilité de l'intelligence générale et du traitement séquentiel, mais l'intelligence fluide, l'intégration visuo-motrice et la vitesse de tapping ont continué à décliner à 15 ans, atteignant la zone de handicap. Un soutien neurocognitif à long terme est justifié.
Les jeunes survivants de médulloblastome présentent des résultats inférieurs aux tests neuropsychologiques, en particulier dans les fonctions motrices, quel que soit le traitement. L'irradiation craniospinale (CSI) provoque des déficits supplémentaires de l'intelligence générale et fluide et du traitement simultané. L'intelligence fluide, l'intégration visuo-motrice et la vitesse de tapping continuent de décliner entre 5 et 15 ans après le diagnostic, atteignant la zone de handicap. Les enfants traités par méthotrexate intraventriculaire sans radiothérapie n'ont pas obtenu de scores moins bons que ceux ayant reçu une CSI. Le QI général et le traitement séquentiel sont restés stables ou se sont améliorés au fil du temps. Un soutien neurocognitif à long terme est nécessaire pour ces patients.
Les cliniciens doivent surveiller le déclin cognitif et moteur à long terme chez les survivants de médulloblastome, en particulier l'intelligence fluide et l'intégration visuo-motrice. L'utilisation de la CSI doit être soigneusement pesée en raison de ses effets néfastes supplémentaires sur l'intelligence. Même sans radiothérapie, les patients traités par chimiothérapie seule présentent des déficits significatifs à long terme, justifiant une intervention précoce. Un suivi neuropsychologique au-delà de 10 ans est essentiel pour détecter les déficits tardifs. Les programmes de soutien doivent se concentrer sur les compétences motrices, le raisonnement fluide et l'intégration visuo-motrice.
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