Désavantage de voisinage et fonction cognitive chez les personnes âgées : le rôle modérateur de la capacité cognitive générale chez les jeunes adultesNeighborhood disadvantage and cognitive function in older adults: The moderating role of young adult general cognitive ability.
- Un désavantage de voisinage plus élevé est associé à des performances exécutives et de vitesse de traitement plus faibles chez les hommes âgés.
- La capacité cognitive générale en début d'âge adulte modère l'impact du désavantage de voisinage sur la fonction exécutive.
- Les années d'éducation n'ont pas d'effet modérateur significatif, contrairement à la réserve cognitive précoce.
Article pertinent pour la neuropsychologie clinique car il explore un facteur environnemental modulable et la réserve cognitive. Cependant, l'échantillon reste limité (hommes uniquement) et le devis est transversal pour le désavantage, ce qui modère le niveau de preuve.
L'échantillon se limite à des hommes caucasiens, limitant la généralisabilité à d'autres populations. Le désavantage de voisinage est mesuré à un seul moment, sans tenir compte des changements au cours du temps. La mesure de la réserve cognitive (capacité cognitive à 20 ans) ne capture pas tous les aspects de la réserve. Aucune information sur la durée de résidence dans le quartier, ce qui pourrait influencer l'exposition.
Cette étude examine l'association entre le désavantage du voisinage à la fin de l'âge adulte et les fonctions cognitives chez 1149 hommes de 61 à 73 ans. Un plus grand désavantage est lié à de moins bonnes performances en fonction exécutive et vitesse de traitement. La capacité cognitive générale mesurée à l'âge de 20 ans modère cette association : les personnes avec une réserve cognitive élevée montrent une atténuation de l'effet négatif du désavantage sur la fonction exécutive. L'éducation n'a pas le même effet modérateur.
Un désavantage de voisinage plus élevé est associé à des performances exécutives et de vitesse de traitement plus faibles chez les hommes âgés. La capacité cognitive générale en début d'âge adulte modère l'impact du désavantage de voisinage sur la fonction exécutive. Les années d'éducation n'ont pas d'effet modérateur significatif, contrairement à la réserve cognitive précoce. L'étude suggère que le développement cognitif précoce peut protéger contre les effets délétères de l'environnement sur le vieillissement cognitif.
Les interventions visant à renforcer la réserve cognitive dès le jeune âge pourraient réduire la vulnérabilité aux troubles cognitifs liés à l'environnement défavorisé. L'évaluation de la réserve cognitive chez les patients âgés pourrait aider à identifier ceux qui bénéficieraient de programmes de stimulation cognitive. Les cliniciens doivent considérer le contexte socio-environnemental comme facteur de risque de déclin cognitif.
Modéré