Consommation d'aliments non transformés et ultra-transformés et symptômes du TDAH : données d'une cohorte de population brésilienneAssociation of unprocessed and ultra-processed food consumption and ADHD symptoms: evidence from a Brazilian population-based cohort.
- La consommation élevée et régulière d'aliments non transformés est associée à des symptômes de TDAH plus faibles (-6% d'écart).
- La consommation élevée d'aliments ultra-transformés à deux reprises ou plus est associée à une augmentation de 13 à 16% des symptômes du TDAH.
- Les âges de 4 et 6-7 ans semblent être une période sensible pour l'impact des aliments ultra-transformés sur le TDAH.
Étude de cohorte longitudinale bien menée, avec un échantillon important, portant sur un facteur nutritionnel modifiable dans le TDAH. Pertinence clinique élevée pour les recommandations diététiques. Niveau de preuve modéré en raison du caractère observationnel.
Étude observationnelle ne permettant pas d'établir un lien de causalité. Possible biais de confusion résiduel (facteurs socioéconomiques, autres habitudes de vie). Utilisation de données déclaratives sur l'alimentation (questionnaires parentaux). Population brésilienne pouvant limiter la généralisation à d'autres contextes culturels.
Cette étude a examiné l'association entre la consommation d'aliments non transformés ou peu transformés (UNPF) et ultra-transformés (UPF) à 2, 4 et 6-7 ans et les symptômes du TDAH à 6-7 ans dans une cohorte de naissance brésilienne (n=3643). Les enfants ayant une consommation élevée constante d'UNPF avaient des scores de symptômes du TDAH 6% plus faibles, tandis que ceux ayant une consommation élevée d'UPF (deux fois ou plus) avaient des scores 13-16% plus élevés. L'exposition aux UPF à 4 et 6-7 ans constituait une période sensible. Ces résultats soulignent l'importance d'une alimentation saine pendant l'enfance pour le neurodéveloppement.
La consommation élevée et régulière d'aliments non transformés est associée à des symptômes de TDAH plus faibles (-6% d'écart). La consommation élevée d'aliments ultra-transformés à deux reprises ou plus est associée à une augmentation de 13 à 16% des symptômes du TDAH. Les âges de 4 et 6-7 ans semblent être une période sensible pour l'impact des aliments ultra-transformés sur le TDAH. L'étude a analysé les données de 3643 enfants d'une cohorte de naissance brésilienne.
Encourager une alimentation riche en aliments non transformés dès le plus jeune âge pourrait réduire le risque de symptômes de TDAH. Les cliniciens devraient interroger sur les habitudes alimentaires des enfants, en particulier la consommation d'aliments ultra-transformés. Les interventions nutritionnelles ciblant les périodes sensibles (4-7 ans) pourraient avoir un impact maximal sur les symptômes du TDAH. Ces résultats soutiennent l'importance d'une alimentation saine dans le cadre de la prise en charge multidisciplinaire du TDAH.
Modéré