Utilisation de médicaments psychoactifs et électrophysiologie cardiaque dans le syndrome d'Ehlers-Danlos hypermobile et le trouble du spectre de l'hypermobilité : une analyse rétrospectivePsychoactive medication use and cardiac electrophysiology in hypermobile Ehlers-Danlos syndrome and hypermobility spectrum disorder: a retrospective analysis.
- Les patients hEDS ont une prévalence plus élevée de diagnostics psychiatriques (72 % vs 38,2 %, p=0,008), notamment de troubles liés au traumatisme et au stress, et de TDAH.
- L'utilisation moyenne de médicaments psychoactifs est plus élevée chez les hEDS (1,8 vs 1,1, p=0,019), avec une utilisation accrue d'anticonvulsivants (33,3 % vs 8,8 %, p=0,008).
- Les intervalles QTc sont significativement plus courts chez les hEDS (421,62 ms vs 436,73 ms, p=0,022), bien que dans les limites normales.
L'article traite des effets cardiaques des médicaments psychoactifs dans les syndromes d'hypermobilité, avec un lien indirect avec la neuropsychologie via les comorbidités psychiatriques (TDAH). Pertinence modérée pour NeuroWatch car le sujet principal n'est pas un trouble neurodéveloppemental mais une affection du tissu conjonctif.
Conception rétrospective avec un échantillon de petite taille (n=109) et biais de référence (patients adressés pour évaluation cardiaque). Les données ECG ne sont disponibles que pour un sous-groupe de patients (n=62), limitant la puissance statistique. Absence d'ajustement pour les facteurs de confusion potentiels tels que les comorbidités cardiovasculaires ou les interactions médicamenteuses.
Cette étude rétrospective examine les associations entre l'utilisation de médicaments psychoactifs et les paramètres électrocardiographiques (ECG) chez 109 patients avec syndrome d'Ehlers-Danlos hypermobile (hEDS) ou trouble du spectre de l'hypermobilité (HSD). Les patients hEDS présentent une charge psychiatrique plus élevée et une utilisation plus importante de médicaments psychoactifs, notamment d'anticonvulsivants. Les intervalles QTc sont significativement plus courts chez les hEDS mais restent normaux, tandis que les patients HSD montrent une fréquence plus élevée d'allongement du QTc (OR 5,33). Les auteurs recommandent une surveillance cardiovasculaire de routine et une prise en charge interdisciplinaire pour les patients hypermobiles sous médicaments psychoactifs.
Les patients hEDS ont une prévalence plus élevée de diagnostics psychiatriques (72 % vs 38,2 %, p=0,008), notamment de troubles liés au traumatisme et au stress, et de TDAH. L'utilisation moyenne de médicaments psychoactifs est plus élevée chez les hEDS (1,8 vs 1,1, p=0,019), avec une utilisation accrue d'anticonvulsivants (33,3 % vs 8,8 %, p=0,008). Les intervalles QTc sont significativement plus courts chez les hEDS (421,62 ms vs 436,73 ms, p=0,022), bien que dans les limites normales. L'allongement du QTc est plus fréquent chez les patients HSD (26,7 % vs 6,4 % ; OR 5,33 ; IC 95 % [1,04-27,39] ; p=0,045).
Une surveillance ECG devrait être envisagée chez les patients hypermobiles (hEDS et HSD) recevant des médicaments psychoactifs, en particulier ceux atteints de HSD en raison du risque accru d'allongement du QTc. Une collaboration interdisciplinaire entre psychiatres et cardiologues est recommandée pour la gestion des risques cardiaques dans cette population. Les cliniciens doivent être conscients que les paramètres ECG restent généralement normaux chez les patients hEDS malgré une charge médicamenteuse plus élevée.
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