Les expressions méprisantes lors de l'encodage atténuent la reconnaissance de l'identité faciale dans la mémoire de travail visuelle dans l'anxiété sociale : preuves comportementales et électrophysiologiques.Contemptuous expressions during encoding attenuate facial identity recognition in visual working memory in social anxiety: behavioural and electrophysiological evidence.
- Les participants avec anxiété sociale montrent une sensibilité de discrimination (d') réduite pour les visages encodés avec une expression méprisante par rapport à une expression joyeuse.
- Les contrôles sains ne présentent pas de différence de performance entre les conditions d'expression faciale.
- Sur le plan électrophysiologique, les anxieux sociaux ont des amplitudes P1 plus élevées lors de l'encodage des visages méprisants.
L'article aborde un mécanisme pertinent pour la clinique de l'anxiété sociale avec des données comportementales et électrophysiologiques, mais la disponibilité limitée au résumé et l'absence de détails complets réduisent la note de pertinence. Score modéré car utile mais à confirmer par lecture complète.
L'étude ne rapporte que des résultats d'abstract, sans détails complets sur la méthodologie, les analyses statistiques ou les caractéristiques des participants. La taille de l'échantillon est modeste (32 par groupe), ce qui limite la généralisation des résultats. Aucune information n'est fournie sur le sexe, l'âge ou la comorbidité des participants, facteurs pouvant influencer les résultats. L'utilisation uniquement d'expressions méprisantes et joyeuses ne couvre pas toute la gamme des expressions émotionnelles pertinentes dans l'anxiété sociale. Les effets à long terme ou la signification clinique des altérations observées ne sont pas discutés.
Cette étude examine comment les expressions faciales méprisantes lors de l'encodage affectent la reconnaissance ultérieure d'identités faciales neutres en mémoire de travail visuelle chez 32 personnes anxieuses sociales et 32 contrôles sains, via une tâche de discrimination faciale différée et des potentiels évoqués. Les résultats comportementaux montrent une sensibilité de discrimination (d') et des taux de hits réduits chez les anxieux sociaux pour les visages encodés avec une expression méprisante versus joyeuse, contrairement aux contrôles. Au niveau neuronal, les anxieux sociaux présentent des amplitudes P1 plus grandes lors de l'encodage, des amplitudes N170 amplifiées pour les visages méprisants, et des amplitudes N170 et N250 réduites pour les sondes neutres précédemment encodées avec des expressions méprisantes. Ces données suggèrent que les indices socialement menaçants déclenchent un traitement perceptif précoce accru mais altèrent la formation et la récupération des représentations d'identité faciale, confirmant un biais de traitement négatif dans l'anxiété sociale.
Les participants avec anxiété sociale montrent une sensibilité de discrimination (d') réduite pour les visages encodés avec une expression méprisante par rapport à une expression joyeuse. Les contrôles sains ne présentent pas de différence de performance entre les conditions d'expression faciale. Sur le plan électrophysiologique, les anxieux sociaux ont des amplitudes P1 plus élevées lors de l'encodage des visages méprisants. L'amplitude N170 est augmentée pour les visages méprisants chez les anxieux sociaux. Les amplitudes N170 et N250 sont réduites pour les visages neutres précédemment encodés avec une expression méprisante. Ces résultats suggèrent un biais de traitement négatif spécifique à l'anxiété sociale altérant la mémoire de travail faciale.
Les thérapies cognitives pour l'anxiété sociale pourraient cibler les biais de traitement des expressions faciales menaçantes pour améliorer la reconnaissance des visages neutres. L'utilisation de paradigmes de mémoire de travail visuelle avec expressions faciales pourrait servir d'outil d'évaluation des biais attentionnels. Les interventions visant à réduire l'hypervigilance aux signaux sociaux menaçants pourraient améliorer les performances de mémoire de travail faciale. Les résultats soutiennent l'importance de considérer les mécanismes précoces de traitement perceptif dans les modèles de l'anxiété sociale.
Modéré