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Facteurs associés au cyberharcèlement et à la dépression chez les adolescents cybervictimisés et rôle du trouble du jeu vidéo sur InternetFactors associated with cyberbullying and depression in cybervictimized adolescents and the role of internet gaming disorder.

ModéréNiveau de preuveSource tier 1Fiabilité sourceDOIRéférence disponible
À retenir
  • La sévérité de la dépression est indépendamment associée à la cybervictimisation, à l'âge et à la sévérité du trouble du jeu vidéo sur Internet (IGD).
  • Les symptômes du trouble oppositionnel avec provocation (TOP) sont significativement associés à la perpétration de cyberharcèlement.
  • La cybervictimisation n'est liée qu'à la sévérité de la dépression, et non au cyberharcèlement actif.
Lecture clinique

L'article aborde une problématique clinique actuelle (cyberharcèlement et santé mentale chez les adolescents avec TDAH) et fournit des implications pratiques pour le dépistage. Cependant, il s'agit d'une étude transversale avec un échantillon modeste, ce qui en limite la portée causale.

L'étude est transversale, ne permettant pas d'établir de relations causales. L'échantillon clinique de taille modeste (89 adolescents) limite la généralisation des résultats. Les données reposent sur des auto-questionnaires, avec un possible biais de désirabilité sociale. Les analyses de modération n'ont pas montré d'effet significatif de l'IGD, peut-être en raison de la taille de l'échantillon.

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Résumé IA

Cette étude examine les liens entre la cybervictimisation, le cyberharcèlement, le trouble du jeu vidéo sur Internet (IGD), la dépression et les symptômes du TDAH chez 89 adolescents âgés de 12 à 17 ans ayant un passé de cybervictimisation. Les évaluations incluent des entretiens diagnostiques standardisés et des auto-questionnaires. Les analyses montrent que la sévérité de la dépression est associée indépendamment à la cybervictimisation, à l'âge et à la sévérité de l'IGD. Les symptômes du trouble oppositionnel avec provocation (TOP) sont liés au passage à l'acte de cyberharcèlement, tandis que la cybervictimisation n'est associée qu'à la dépression. L'IGD ne modère pas significativement ces relations. Ces résultats soulignent la nécessité d'un dépistage systématique des expériences de cyberharcèlement chez les adolescents dépressifs ou avec TDAH.

Points clés

La sévérité de la dépression est indépendamment associée à la cybervictimisation, à l'âge et à la sévérité du trouble du jeu vidéo sur Internet (IGD). Les symptômes du trouble oppositionnel avec provocation (TOP) sont significativement associés à la perpétration de cyberharcèlement. La cybervictimisation n'est liée qu'à la sévérité de la dépression, et non au cyberharcèlement actif. Le trouble du jeu vidéo sur Internet ne modère pas la relation entre cybervictimisation et dépression, ni entre symptômes de TOP et cyberharcèlement. Les résultats mettent en évidence des interactions complexes entre symptômes psychiatriques et comportements en ligne problématiques.

Implications cliniques

Il est recommandé de dépister systématiquement les expériences de cyberharcèlement chez les adolescents présentant une dépression ou un TDAH. Les cliniciens doivent évaluer la présence de trouble du jeu vidéo sur Internet chez les adolescents cybervictimisés, car il est associé à une dépression plus sévère. Les interventions ciblant le cyberharcèlement devraient prendre en compte les symptômes de TOP chez les auteurs. Des programmes de prévention combinant gestion des émotions, compétences sociales et régulation du temps d'écran pourraient être bénéfiques.

Niveau de preuve

Modéré

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