Profils d'utilisation problématique des réseaux sociaux et consommation de substances chez les adolescents à travers les pays : une analyse par classes latentes avec modèles multiniveauxProblematic Social Media Use Profiles and Adolescent Substance Use Across Countries: A Latent Class Analysis With Multilevel Models.
- Cinq profils distincts d'utilisation problématique des réseaux sociaux ont été identifiés chez les adolescents de 39 pays.
- Le profil hautement problématique (2,45 % des adolescents) est le plus fortement associé à la consommation de tabac, d'alcool (ivresse) et de cannabis.
- Les profils conflictuels-compulsifs et centrés sur la préoccupation montrent également des associations significatives mais moins fortes avec les substances.
L'article aborde un sujet d'intérêt pour les cliniciens travaillant avec des adolescents (usage problématique des réseaux sociaux et substances), avec une méthodologie solide (grand échantillon, analyses multiniveaux). Cependant, il ne cible pas directement des pathologies neurodéveloppementales spécifiques et les données datent de 2017-2018, ce qui limite l'actualité. Note modérée.
Les données sont transversales, ne permettant pas d'établir des relations causales entre PSMU et consommation de substances. L'étude repose sur des données auto-rapportées, sujettes à des biais de désirabilité sociale et de mémoire. Les indicateurs de PSMU utilisés (questionnaire HBSC) ne couvrent peut-être pas tous les aspects du construit, limitant la validité des profils.
Cette étude analyse les données de 157 717 adolescents de 39 pays (enquête HBSC 2017-2018) pour identifier les profils d'utilisation problématique des réseaux sociaux (PSMU) et leurs associations avec la consommation de substances (tabac, ivresse, cannabis). Cinq profils ont été identifiés : non problématiques (52,6 %), centrés sur la préoccupation (8,4 %), conflictuels-compulsifs (11,4 %), échec de régulation (25,2 %) et hautement problématiques (2,5 %). Les associations les plus fortes avec la consommation de substances concernent le profil hautement problématique, suivi des profils conflictuels-compulsifs et centrés sur la préoccupation, tandis que le profil échec de régulation montre l'association la plus faible. La répartition des profils varie selon les pays sans gradient géographique ou économique clair.
Cinq profils distincts d'utilisation problématique des réseaux sociaux ont été identifiés chez les adolescents de 39 pays. Le profil hautement problématique (2,45 % des adolescents) est le plus fortement associé à la consommation de tabac, d'alcool (ivresse) et de cannabis. Les profils conflictuels-compulsifs et centrés sur la préoccupation montrent également des associations significatives mais moins fortes avec les substances. Le profil échec de régulation, bien que problématique, présente l'association la plus faible avec la consommation de substances. La prévalence des profils varie considérablement entre les pays, indiquant une hétérogénéité transnationale sans lien clair avec le niveau de développement économique. Les résultats soulignent la nécessité d'interventions adaptées à chaque profil plutôt que d'approches universelles.
Les cliniciens devraient évaluer non seulement la présence mais aussi le profil spécifique d'utilisation problématique des réseaux sociaux chez les adolescents présentant des conduites addictives. Les interventions préventives ciblant la consommation de substances chez les adolescents devraient prioriser les profils à haut risque (hautement problématique et conflictuel-compulsif). L'hétérogénéité transnationale suggère que les stratégies de prévention doivent être adaptées au contexte culturel et social de chaque pays.
Modéré