Procréation tardive et vieillissement reproductif : une revue narrativeDelayed childbearing and reproductive ageing: a narrative review.
- Le report de la parentalité est en augmentation mondiale, avec plus de femmes concevant à ≥35 ans.
- Le vieillissement reproductif féminin réduit la quantité et la qualité des ovocytes, augmentant l'aneuploïdie et les échecs de fertilité.
- L'âge maternel avancé élève les risques de complications obstétricales et périnatales (diabète gestationnel, prématurité, anomalies congénitales).
Revue narrative récente traitant des liens entre âge parental avancé et risques neurodéveloppementaux de l'enfant, pertinente pour la neuropsychologie mais avec un niveau de preuve limité.
Revue narrative, non systématique, avec un risque de biais de sélection des études incluses. Les données sur l'âge paternel et les risques neurodéveloppementaux sont issues d'études observationnelles ; la causalité n'est pas établie. L'accent est mis sur les âges élevés, sans analyse détaillée des stratégies de prévention ou des interventions spécifiques.
Cette revue narrative synthétise les données récentes sur le report de la parentalité (âge maternel ≥35 ans) et le vieillissement reproductif. Elle aborde les facteurs sociaux, les mécanismes biologiques (déclin des ovocytes, aneuploïdie, dysfonction mitochondriale) et les risques accrus pour la mère (diabète gestationnel, hypertension) et l'enfant (prématurité, anomalies congénitales). L'âge paternel avancé contribue indépendamment aux risques neurodéveloppementaux de la descendance via des altérations épigénétiques et des mutations de novo. La revue préconise des soins cliniques proactifs et adaptés à l'âge, ainsi que des politiques sociales pour atténuer le décalage entre les tendances sociétales et les limites biologiques.
Le report de la parentalité est en augmentation mondiale, avec plus de femmes concevant à ≥35 ans. Le vieillissement reproductif féminin réduit la quantité et la qualité des ovocytes, augmentant l'aneuploïdie et les échecs de fertilité. L'âge maternel avancé élève les risques de complications obstétricales et périnatales (diabète gestationnel, prématurité, anomalies congénitales). L'âge paternel avancé contribue indépendamment aux risques neurodéveloppementaux de la descendance via des altérations épigénétiques et des mutations de novo. La congélation d'ovocytes sociale offre une efficacité dépendante de l'âge, optimale lorsqu'elle est réalisée au début de la trentaine. Les stratégies cliniques doivent inclure une éducation préconceptionnelle, un recours rapide à la PMA, une prise en charge obstétricale adaptée au risque et des politiques sociales de soutien.
Les cliniciens (gynécologues, obstétriciens, généralistes) doivent informer les patients sur les risques liés à l'âge maternel et paternel dès le début de la trentaine. L'évaluation et la gestion des risques obstétricaux doivent être adaptées à l'âge, en particulier après 40 ans. En neuropsychologie, il est important de considérer l'âge paternel avancé comme un facteur de risque pour les troubles neurodéveloppementaux chez l'enfant, justifiant un suivi précoce. Les recommandations pour la congélation d'ovocytes doivent être personnalisées en fonction de l'âge et des réserves ovariennes.
Revue