Le lien entre anosmie et migraine existait-il avant la pandémie de COVID-19 ? Une étude de cohorte en population générale.Did the link between anosmia and migraine exist before the COVID-19 pandemic? A population-based cohort study.
- L'incidence de la migraine était significativement plus élevée chez les personnes ayant un antécédent d'anosmie par rapport aux témoins.
- L'association est maintenue après ajustement sur de multiples covariables.
- Cette étude utilise une large cohorte nationale coréenne avec un suivi de 10 ans.
Article apportant une preuve épidémiologique solide (large cohorte, ajustement) d'une association entre anosmie et migraine antérieure au COVID-19, pertinent pour les cliniciens en neurologie et ORL, mais nécessitant des études mécanistiques complémentaires.
Étude rétrospective basée sur les codes de diagnostic, pouvant entraîner des erreurs de classification. Population exclusivement coréenne, limitant la généralisation à d'autres groupes ethniques. Absence de données sur les facteurs confondants non mesurés comme le tabagisme ou les comorbidités olfactives. Le diagnostic d'anosmie repose sur des codes administratifs sans confirmation objective.
Cette étude de cohorte rétrospective a utilisé les données de l'assurance maladie nationale coréenne pour examiner l'association entre anosmie et migraine avant la pandémie de COVID-19. Sur 3 435 193 adultes, 8 270 avaient un diagnostic d'anosmie entre 2006 et 2008. Le suivi de 2011 à 2020 a montré que l'incidence de la migraine était significativement plus élevée dans le groupe anosmie (21,85 pour 1000 personnes-années) que dans le groupe témoin (16,47 pour 1000 personnes-années), avec un hazard ratio ajusté de 1,19 (IC 95% : 1,13-1,25). Ces résultats suggèrent que le lien entre anosmie et migraine préexistait à la pandémie de COVID-19.
L'incidence de la migraine était significativement plus élevée chez les personnes ayant un antécédent d'anosmie par rapport aux témoins. L'association est maintenue après ajustement sur de multiples covariables. Cette étude utilise une large cohorte nationale coréenne avec un suivi de 10 ans. Le lien entre anosmie et migraine existait avant la pandémie de COVID-19.
Les patients présentant une anosmie idiopathique pourraient bénéficier d'un suivi accru pour détecter l'apparition de migraines. Ces résultats soutiennent l'existence de mécanismes neurobiologiques communs entre les systèmes olfactif et trigéminal dans la migraine. La prise en charge des troubles olfactifs devrait inclure une évaluation des céphalées.
Modéré