Le dysbiose du microbiote intestinal parental est associée à des profils de méthylation de l'ADN partagés entre générations et à des comportements de type autistique chez la descendanceParental gut microbiota dysbiosis is associated with cross-generationally shared DNA methylation patterns and autism-like behaviors in offspring.
- La colonisation de souris adultes traitées aux antibiotiques avec un microbiote fécal d'enfants autistes induit des altérations comportementales de type autistique chez leur descendance.
- Les changements de méthylation de l'ADN liés à l'autisme sont observés dans les tissus parentaux (cerveau, sang, côlon) et partagés partiellement avec la descendance.
- Des analyses intégratives révèlent des réseaux sexe-spécifiques reliant microbiote intestinal, méthylation de l'ADN, expression génique, métabolites et comportement.
Article très pertinent pour NeuroWatch car il propose un mécanisme épigénétique transgénérationnel lié au microbiote dans l'autisme, avec des implications cliniques potentielles pour la prévention et le diagnostic. Bien que sur modèle animal, le score élevé reflète l'originalité et la qualité des méthodes intégratives.
Modèle murin, ce qui limite la transposabilité directe aux humains. Utilisation d'antibiotiques pour dépléter le microbiote, ce qui peut avoir des effets confondants sur l'épigénome et le développement. Taille d'échantillon non précisée dans le résumé, possiblement limitée pour les analyses par sexe. Les mécanismes exacts de transmission transgénérationnelle de la méthylation de l'ADN via le microbiote restent à élucider. Absence de comparaison avec un groupe de microbiote parental typique sans dysbiose.
Cette étude menée chez la souris montre que la transplantation de microbiote fécal d'enfants autistes à des parents modifie la méthylation de l'ADN dans le cerveau, le sang et le côlon des parents, avec un sous-ensemble de ces altérations retrouvé chez la descendance. Les comportements de type autistique chez les petits, ainsi qu'une inflammation colique et une perte neuronale dans l'hippocampe et le striatum, sont observés. Des réseaux spécifiques au sexe liant microbiote, méthylation, expression génique, métabolites et comportement sont identifiés. Ces résultats suggèrent un mécanisme épigénétique transgénérationnel potentiel dans l'autisme.
La colonisation de souris adultes traitées aux antibiotiques avec un microbiote fécal d'enfants autistes induit des altérations comportementales de type autistique chez leur descendance. Les changements de méthylation de l'ADN liés à l'autisme sont observés dans les tissus parentaux (cerveau, sang, côlon) et partagés partiellement avec la descendance. Des analyses intégratives révèlent des réseaux sexe-spécifiques reliant microbiote intestinal, méthylation de l'ADN, expression génique, métabolites et comportement. L'étude apporte une preuve de concept d'un mécanisme épigénétique transgénérationnel possible dans l'autisme, indépendant du comportement parental.
Ces résultats pourraient expliquer le phénomène clinique où des parents non atteints donnent naissance à des enfants avec TSA, via des altérations épigénétiques transmises. La modulation du microbiote intestinal parental pourrait constituer une cible préventive ou thérapeutique pour réduire le risque de TSA chez la descendance. Les biomarqueurs épigénétiques liés au microbiote pourraient permettre une stratification du risque autistique avant la conception ou en début de grossesse. Cette étude souligne l'importance de prendre en compte le microbiote des deux parents dans l'évaluation du risque neurodéveloppemental.
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