Atrésie de l'œsophage et détresse psychologique parentale en période néonataleEsophageal atresia and parental psychological distress in the neonatal period.
- Les mères de nouveau-nés avec EA présentent une détresse psychologique et un stress traumatique significativement plus élevés que les pères.
- 82% des mères et 70% des pères dépassent le seuil de détresse au GHQ-30.
- Le stress traumatique maternel est associé à un âge maternel plus élevé et à la primiparité.
Étude sur la détresse psychologique parentale en période néonatale après atrésie de l'œsophage, pertinente pour les cliniciens en psychologie périnatale mais ne relevant pas directement de la neuropsychologie clinique ou des troubles neurodéveloppementaux.
Conception transversale, ne permettant pas d'établir de causalité. Étude monocentrique, généralisabilité limitée. Mesures auto-rapportées, biais de réponse potentiel. Absence de suivi longitudinal pour évaluer la détresse à long terme. Taille d'échantillon modeste pour les analyses en sous-groupes.
Cette étude a évalué la détresse psychologique chez 113 parents (58 mères, 55 pères) de nouveau-nés avec atrésie de l'œsophage (EA) à un médian de 9 jours après la naissance, à l'aide des échelles GHQ-30 et IES-R. Les mères ont rapporté une détresse plus élevée (82% de cas GHQ vs 70% chez les pères) et un stress traumatique plus important (46% vs 30% avec IES-R >33). Les facteurs prédictifs incluaient l'âge maternel plus élevé et la primiparité pour le stress traumatique maternel, et les complications de grossesse ainsi qu'un délai d'admission plus long pour le stress paternel. Chez les pères, la détresse GHQ était associée à un âge gestationnel plus bas et un âge paternel plus jeune. Les auteurs recommandent un soutien psychologique systématique pour tous les parents, avec une attention particulière aux mères plus âgées et primipares, et aux jeunes pères de nouveau-nés prématurés.
Les mères de nouveau-nés avec EA présentent une détresse psychologique et un stress traumatique significativement plus élevés que les pères. 82% des mères et 70% des pères dépassent le seuil de détresse au GHQ-30. Le stress traumatique maternel est associé à un âge maternel plus élevé et à la primiparité. Le stress traumatique paternel est lié aux complications de grossesse et à un délai plus long entre la naissance et l'admission en chirurgie. La détresse paternelle (GHQ) est associée à un âge gestationnel plus bas et à un âge paternel plus jeune.
Un dépistage systématique de la détresse psychologique devrait être proposé aux deux parents de nouveau-nés avec EA. Un soutien psychologique renforcé doit être offert aux mères plus âgées et primipares, ainsi qu'aux jeunes pères de nourrissons prématurés. Les équipes soignantes doivent surveiller les symptômes de stress post-traumatique chez les parents en période néonatale. Une intervention psychologique précoce pourrait réduire la détresse parentale à long terme et améliorer les issues familiales.
Modéré