Le BDNF est lié à l'activité du cortex préfrontal dans le contexte de l'exercice physiqueBDNF relates to prefrontal cortex activity in the context of physical exercise.
- L'exercice aigu augmente le sBDNF après 12 semaines d'entraînement chez les sédentaires.
- Cette augmentation est corrélée à l'amélioration de la condition physique (V̇O2max).
- Des niveaux plus élevés de BDNF sont associés à une moindre activation du cortex préfrontal lors de tâches d'attention et d'inhibition.
Étude randomisée avec intervention, mais taille d'échantillon faible. Le sujet est pertinent pour la neuropsychologie clinique car il relie l'exercice à la fonction préfrontale via le BDNF, offrant des pistes pour des interventions non médicamenteuses. Cependant, les résultats sont limités et nécessitent confirmation.
Petite taille d'échantillon (n=23) limitant la généralisation. Absence de mesure directe de la neuroplasticité ou de résultats cognitifs à long terme. L'étude ne distingue pas clairement les effets de l'exercice aigu vs chronique. Population exclusivement sédentaire, non représentative de tous les niveaux d'activité.
L'exercice physique est connu pour améliorer la santé cérébrale et les fonctions cognitives, et augmenter le facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF). Cette étude a examiné la relation entre les changements induits par l'exercice dans le BDNF plasmatique (pBDNF) et sérique (sBDNF), et les indicateurs hémodynamiques de la fonction du cortex préfrontal chez des adultes sédentaires. Vingt-trois participants ont été randomisés dans un groupe d'intervention (programme de cyclisme de 12 semaines) ou un groupe témoin. Les résultats montrent que les participants du groupe d'exercice n'ont pas augmenté leurs niveaux de BDNF au repos, mais ont présenté une augmentation aiguë du sBDNF après l'exercice à 12 semaines, corrélée aux changements de V̇O2max. Des niveaux plus élevés de pBDNF et de sBDNF induits par l'exercice étaient associés à une diminution des valeurs CBSI dans le cortex préfrontal frontopolaire, dorsolatéral et orbitofrontal lors de tâches d'attention et d'inhibition, mais pas lors de tâches de mémoire. Cela suggère que l'amélioration de la condition physique peut augmenter la transcription du BDNF en réponse à des séances d'exercice aiguës, modulant ainsi la fonction neuronale lors de tâches exécutives.
L'exercice aigu augmente le sBDNF après 12 semaines d'entraînement chez les sédentaires. Cette augmentation est corrélée à l'amélioration de la condition physique (V̇O2max). Des niveaux plus élevés de BDNF sont associés à une moindre activation du cortex préfrontal lors de tâches d'attention et d'inhibition. Aucun effet significatif n'a été trouvé sur les performances de mémoire. L'étude suggère un rôle du BDNF dans la modulation de la fonction exécutive post-exercice.
L'exercice physique pourrait être utilisé comme intervention pour moduler l'activité préfrontale chez les patients avec des troubles exécutifs. Les mesures de BDNF pourraient servir de biomarqueur de l'efficacité des programmes d'exercice sur la fonction cognitive. Les résultats soutiennent l'importance de l'exercice régulier pour la santé cérébrale, même en l'absence de changements au repos.
Modéré