Le dextrométhorphane au-delà de la toux : exploration de son potentiel psychédélique : une revue systématiqueDextromethorphan Beyond the Cough: Exploring Its Psychedelic Potential: A Systematic Review.
- Le dextrométhorphane à dose suprathérapeutique produit des effets psychédéliques similaires aux psychédéliques classiques et dissociatifs.
- Les effets psychédéliques sont observés dès 100 mg, avec une phénoménologie plus intense à 300 et 400 mg.
- Les effets indésirables (nausées, vomissements, troubles moteurs, ralentissement cognitif) limitent la tolérance au-delà de 200 mg.
L'article est une revue systématique sur le potentiel psychédélique du dextrométhorphane, mais la faible qualité des preuves et le nombre limité d'études réduisent son utilité immédiate pour la pratique clinique en neuropsychologie.
La certitude des preuves est faible pour la plupart des critères de jugement principaux. Il existe une hétérogénéité importante dans les conceptions d'étude, les échantillons et les mesures de résultats. Le nombre total de participants est faible (n=104) et les études présentent un risque de biais allant de préoccupations modérées à élevé. Les données disponibles ne permettent pas d'évaluer les relations dose-réponse de manière robuste.
Cette revue systématique évalue les effets psychédéliques du dextrométhorphane (DXM) à des doses suprathérapeutiques. Huit études portant sur 104 participants ont été incluses. Les effets psychédéliques apparaissent à partir de 100 mg, avec une intensité accrue à 300-400 mg, mais les effets indésirables (nausées, vomissements, troubles moteurs, ralentissement cognitif) deviennent prépondérants au-delà de 200 mg. La certitude des preuves est faible, et les données sont insuffisantes pour établir une relation dose-réponse fiable. Des études prospectives sont nécessaires.
Le dextrométhorphane à dose suprathérapeutique produit des effets psychédéliques similaires aux psychédéliques classiques et dissociatifs. Les effets psychédéliques sont observés dès 100 mg, avec une phénoménologie plus intense à 300 et 400 mg. Les effets indésirables (nausées, vomissements, troubles moteurs, ralentissement cognitif) limitent la tolérance au-delà de 200 mg. La preuve actuelle est insuffisante pour déterminer une relation dose-réponse fiable en raison de l'hétérogénéité des études et du faible niveau de preuve. Huit études (n=104) ont été incluses dans cette revue systématique enregistrée dans PROSPERO.
Le dextrométhorphane pourrait constituer une option thérapeutique pour les troubles psychiatriques résistants, mais les données sont trop préliminaires pour recommander son usage clinique. Les cliniciens doivent être conscients des risques d'effets indésirables à des doses supérieures à 200 mg, notamment les troubles moteurs et cognitifs. Des études dose-réponse bien conçues sont nécessaires avant d'envisager une utilisation clinique sécurisée.
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