Coup par coup vers la santé mentale : étude pilote quasi-randomisée sur les échecs comme approche thérapeutique chez les adolescents souffrant de troubles mentauxMove by Move Towards Mental Health: A Quasi-Randomized Pilot Study on Chess as a Therapeutic Approach in Adolescents With Mental Disorders.
- Un entraînement cognitif basé sur les échecs de six semaines a amélioré l'efficacité de la mémoire de travail chez des adolescents avec troubles mentaux.
- Le bien-être psychologique était significativement plus élevé dans le groupe ayant reçu l'intervention échiquéenne.
- Aucune amélioration significative n'a été constatée pour la flexibilité cognitive, l'inhibition ou l'attention soutenue.
Étude pilote quasi-randomisée avec une taille d'échantillon modeste, mais le sujet est pertinent pour la neuropsychologie clinique et l'approche thérapeutique innovante justifie un intérêt modéré. La note reflète un article utile mais non prioritaire.
Petite taille d'échantillon (n=33) avec un déséquilibre entre les groupes (19 vs 14). Attribution non randomisée (quasi-expérimentale) limitant la généralisation des résultats. Échantillon majoritairement féminin (82%), ce qui réduit la représentativité. Absence de suivi à long terme pour évaluer la durabilité des effets. Mesures des fonctions exécutives limitées à des tâches informatisées spécifiques, ne couvrant pas tous les aspects.
Cette étude pilote quasi-expérimentale a évalué l'effet d'un entraînement cognitif basé sur les échecs (6 semaines, séances hebdomadaires de 90 min) sur les fonctions exécutives et la qualité de vie liée à la santé (HRQoL) chez 33 adolescents (13-17 ans) souffrant de troubles mentaux, en complément du traitement standard. Le groupe expérimental (n=19) a montré une amélioration significative de la vitesse de réaction en mémoire de travail (d=0.79) et du bien-être psychologique (d=0.67) par rapport au groupe contrôle (n=14). Aucune différence significative n'a été observée pour la flexibilité cognitive, le contrôle inhibiteur ou l'attention soutenue. Les résultats suggèrent que les échecs pourraient être une option d'entraînement cognitif engageante et à faible risque, mais des essais randomisés de plus grande envergure sont nécessaires.
Un entraînement cognitif basé sur les échecs de six semaines a amélioré l'efficacité de la mémoire de travail chez des adolescents avec troubles mentaux. Le bien-être psychologique était significativement plus élevé dans le groupe ayant reçu l'intervention échiquéenne. Aucune amélioration significative n'a été constatée pour la flexibilité cognitive, l'inhibition ou l'attention soutenue. L'intervention était réalisable, engageante et sans risque, en complément du traitement standard.
Les échecs pourraient être intégrés comme activité thérapeutique complémentaire pour améliorer la mémoire de travail et le bien-être psychologique chez les adolescents en psychiatrie. Cette approche de remédiation cognitive peu coûteuse et ludique mérite d'être explorée dans des contextes cliniques variés. Les cliniciens devraient considérer l'utilisation d'activités structurées comme les échecs pour renforcer les fonctions exécutives altérées.
Modéré