Troubles moteurs dans l’autisme : de la comorbidité au critère centralMotor Disorders in Autism: From Comorbidity to Core Criterion.
- Les troubles moteurs dans les TSA ne sont pas de simples comorbidités mais des caractéristiques fondamentales souvent négligées.
- Les anomalies de la marche et du contrôle postural pourraient prédire ultérieurement les capacités de communication dans certaines cohortes.
- Les dysfonctionnements moteurs sont associés à des altérations du cervelet, des ganglions de la base, de l'intégration multisensorielle et du couplage émotion-moteur.
Article très pertinent pour NeuroWatch : propose un changement de paradigme diagnostique avec des implications cliniques directes. Bien que ce soit une revue, l'argumentaire est solide et fondé sur des données convergentes. Note quasi maximale.
Cet article est une revue narrative sans méthodologie systématique, ce qui limite la reproductibilité des conclusions. Les données probantes reposent sur des études hétérogènes, et des essais cliniques prospectifs sont nécessaires. L'absence de quantification précise des seuils diagnostiques moteurs rend leur implémentation difficile en pratique.
Cet article soutient que les anomalies motrices, au-delà des mouvements répétitifs, devraient être intégrées comme critères diagnostiques des troubles du spectre autistique (TSA) dans le DSM et la CIM. Les signes moteurs (marche, contrôle postural) sont fréquents, précoces, et liés à un dysfonctionnement cérébelleux et des ganglions de la base. Leur reconnaissance améliorerait l'identification précoce et les interventions personnalisées. L'auteur plaide pour un changement de paradigme vers un modèle moteur intégré de l'autisme.
Les troubles moteurs dans les TSA ne sont pas de simples comorbidités mais des caractéristiques fondamentales souvent négligées. Les anomalies de la marche et du contrôle postural pourraient prédire ultérieurement les capacités de communication dans certaines cohortes. Les dysfonctionnements moteurs sont associés à des altérations du cervelet, des ganglions de la base, de l'intégration multisensorielle et du couplage émotion-moteur. L'intégration des signes moteurs dans les critères diagnostiques améliorerait la sensibilité pour les phénotypes précoces et légers. Un dépistage moteur systématique en pédiatrie et des interventions motrices interdisciplinaires sont recommandés.
Les cliniciens devraient évaluer systématiquement les signes moteurs (marche, posture) lors du diagnostic de TSA. L'inclusion de critères moteurs dans le DSM/ICM pourrait accélérer les diagnostics précoces et réduire les errances diagnostiques. Des interventions motrices ciblées (kinésithérapie, ergothérapie) devraient être intégrées dans les plans de soins personnalisés. Une collaboration accrue entre pédiatres, psychiatres et neurologues est nécessaire pour une prise en charge holistique.
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