Comportement du regard chez les patientes adolescentes souffrant d'anorexie mentale : le rôle particulier des parties du corps subjectivement peu attrayantesGaze Behaviour in Adolescent Patients With Anorexia Nervosa: The Special Role of Subjectively Unattractive Body Parts.
- Les patientes anorexiques fixent davantage les parties du corps subjectivement peu attrayantes que les deux groupes de contrôle.
- Ce biais attentionnel est particulièrement prononcé pour le corps en surpoids.
- Les fixations sur les parties peu attrayantes sont plus fréquentes et précoces pour le corps en surpoids et le corps propre.
L'article aborde un biais attentionnel dans l'anorexie mentale, pertinent pour la neuropsychologie clinique, mais la population n'est pas directement celle des troubles neurodéveloppementaux ciblés par NeuroWatch. L'intérêt est modéré car l'anorexie n'est pas un trouble neurodéveloppemental prioritaire.
Échantillon de taille modeste, limitant la généralisation des résultats. Absence de groupe contrôle avec d'autres troubles alimentaires (anorexie vs boulimie). L'induction d'anxiété en laboratoire peut ne pas refléter l'anxiété écologique des patientes. Pas de suivi longitudinal pour évaluer l'évolution des biais attentionnels.
Cette étude examine les biais attentionnels envers les parties du corps jugées peu attrayantes chez des adolescentes anorexiques, comparées à des patientes dépressives et des témoins sains. Les résultats montrent que les patientes anorexiques fixent davantage les parties peu attrayantes de leur propre corps et du corps en surpoids, ce qui est associé à une insatisfaction corporelle accrue.
Les patientes anorexiques fixent davantage les parties du corps subjectivement peu attrayantes que les deux groupes de contrôle. Ce biais attentionnel est particulièrement prononcé pour le corps en surpoids. Les fixations sur les parties peu attrayantes sont plus fréquentes et précoces pour le corps en surpoids et le corps propre. L'induction d'anxiété n'a pas modifié significativement ce biais attentionnel. Les résultats suggèrent un hyperscanning anxieux du corps propre et du corps en surpoids chez les patientes anorexiques.
L'évaluation des biais attentionnels par oculométrie pourrait être un outil diagnostique complémentaire dans l'anorexie mentale. Les thérapies cognitives pourraient cibler la perception des parties du corps pour réduire l'insatisfaction corporelle. Ces résultats soutiennent l'importance de traiter les distorsions de l'image corporelle dans la prise en charge de l'anorexie.
Modéré