Prédicteurs multimodaux du développement du vocabulaire parlé dans l'autisme : le rôle du cerveau et du comportement dans la petite enfanceMultimodal predictors of spoken vocabulary development in autism: the role of early childhood brain and behavior.
- 122 enfants autistes âgés de 2 à 4 ans au début de l'étude ont été suivis longitudinalement.
- 47% des enfants (58) avaient un vocabulaire parlé réduit au début de l'étude, incluant des enfants non verbaux et émergents.
- Chez ces enfants à vocabulaire réduit, une meilleure motricité fine et attention conjointe initiales prédisaient un développement plus rapide du vocabulaire.
L'étude porte directement sur des prédicteurs précoces du langage dans l'autisme, avec des implications cliniques directes pour la pratique orthophonique et neuropsychologique. La combinaison de mesures comportementales et d'imagerie renforce la pertinence pour le diagnostic et l'intervention. Publiée dans une revue de rang A, avec un échantillon longitudinal de taille suffisante.
L'étude ne permet pas d'établir un lien de causalité entre les prédicteurs et le développement du vocabulaire. La mesure de la microstructure de la substance blanche n'a été effectuée qu'au temps initial, ne capturant pas les changements développementaux. L'échantillon peut ne pas être représentatif de toute la diversité du spectre autistique, notamment en termes de sévérité et de comorbidités. Aucune information n'est fournie sur les interventions reçues entre les deux temps de mesure, qui pourraient influencer les résultats.
Cette étude longitudinale examine les prédicteurs cérébraux et comportementaux précoces du développement du vocabulaire parlé chez 122 enfants autistes âgés de 2 à 4 ans, suivis pendant environ deux ans. Parmi les enfants avec un vocabulaire initial réduit (47%), une évolution plus rapide du vocabulaire était associée à de meilleures compétences en motricité fine et en attention conjointe, ainsi qu'à une anisotropie fractionnelle (FA) plus faible dans plusieurs faisceaux de substance blanche (faisceau longitudinal inférieur occipital, faisceau arqué central, faisceau corticospinal inférieur). Les modèles combinant données cérébrales et comportementales expliquaient environ la moitié de la variance. Les résultats suggèrent que l'imagerie cérébrale précoce pourrait avoir une utilité clinique pour prédire le développement langagier au-delà des seuls prédicteurs comportementaux.
122 enfants autistes âgés de 2 à 4 ans au début de l'étude ont été suivis longitudinalement. 47% des enfants (58) avaient un vocabulaire parlé réduit au début de l'étude, incluant des enfants non verbaux et émergents. Chez ces enfants à vocabulaire réduit, une meilleure motricité fine et attention conjointe initiales prédisaient un développement plus rapide du vocabulaire. Une FA plus faible dans le faisceau longitudinal inférieur occipital, le faisceau arqué central et le faisceau corticospinal inférieur était également associée à une progression plus rapide. Les modèles combinant données cérébrales et comportementales expliquaient significativement plus de variance que les modèles n'incluant qu'un seul type de prédicteur. Les mesures cérébrales et comportementales apportaient chacune une contribution unique et significative au modèle prédictif.
L'évaluation précoce de la motricité fine et de l'attention conjointe pourrait aider à identifier les enfants autistes à risque de retard de vocabulaire. L'imagerie par tenseur de diffusion (DTI) des faisceaux de substance blanche liés à la parole pourrait fournir des informations prédictives complémentaires aux tests comportementaux. Ces résultats soutiennent l'idée d'une cascade développementale où les compétences motrices, sociales et la microstructure cérébrale interagissent pour soutenir le langage parlé. L'utilisation clinique de l'IRM précoce pourrait améliorer la stratification des enfants autistes pour des interventions langagières personnalisées.
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