Autonomie sous incertitude : les limites structurelles du jugement substitué dans la pratique cliniqueAutonomy under uncertainty: the structural limits of substituted judgment in clinical practice.
- Le jugement substitué est structurellement vulnérable lorsque les mandataires ont des motivations personnelles ou financières.
- L'autonomie sous incapacité ne doit pas être considérée comme un fait préexistant mais comme une tâche normative nécessitant une reconstruction institutionnelle.
- Trois critères sont développés pour reconstruire l'autonomie : évaluation critique du témoignage, capacité résiduelle graduée, et rôle de médecin avocat.
Article d'éthique clinique pertinent pour les cliniciens confrontés aux décisions de substitution, mais sans données empiriques et avec un cas unique. Intérêt modéré pour NeuroWatch.
L'analyse est conceptuelle et repose sur un seul cas clinique, limitant la généralisabilité. L'article ne fournit pas de données empiriques sur la fréquence des biais de mandataires. Les critères proposés nécessitent une validation opérationnelle avant application clinique. La discussion se concentre sur les conflits d'intérêts financiers et personnels, sans aborder d'autres sources de biais.
Cet article examine les limites du standard de jugement substitué lorsque les proches décideurs peuvent avoir des intérêts personnels ou financiers. À travers une analyse conceptuelle et un cas clinique en radiologie interventionnelle, il montre que l'autonomie du patient peut être compromise si l'intégrité motivationnelle du mandataire n'est pas garantie. Trois critères sont proposés pour reconstruire l'autonomie en conditions d'incertitude : évaluation critique du témoignage du mandataire, compréhension graduée de la capacité résiduelle, et rôle du médecin comme avocat du patient.
Le jugement substitué est structurellement vulnérable lorsque les mandataires ont des motivations personnelles ou financières. L'autonomie sous incapacité ne doit pas être considérée comme un fait préexistant mais comme une tâche normative nécessitant une reconstruction institutionnelle. Trois critères sont développés pour reconstruire l'autonomie : évaluation critique du témoignage, capacité résiduelle graduée, et rôle de médecin avocat. La procédure de jugement substitué peut devenir un mécanisme de simulation de l'autonomie si les sauvegardes sont insuffisantes. Un cas clinique en radiologie interventionnelle illustre l'instabilité structurelle du jugement substitué.
Les cliniciens doivent évaluer de manière critique les motivations des mandataires dans les décisions de substitution. Une approche graduée de la capacité décisionnelle résiduelle devrait remplacer le binaire compétent/incompétent. Le médecin devrait adopter un rôle de défenseur des intérêts du patient plutôt que de simple transmetteur d'information. Des sauvegardes institutionnelles calibrées sont nécessaires pour préserver l'autonomie des patients incapables.
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