Hyperprolactinémie symptomatique mimant une pathologie hypophysaire chez un enfant atteint du syndrome de Landau-Kleffner, trouble du spectre autistique et déficience intellectuelle : un rapport de casSymptomatic hyperprolactinemia mimicking pituitary pathology in a child with Landau-Kleffner syndrome, autism spectrum disorder, and intellectual disability: a case report.
- Une hyperprolactinémie symptomatique peut survenir chez l'enfant sous rispéridone, même à doses thérapeutiques.
- Les symptômes (galactorrhée, troubles visuels, chutes) peuvent simuler une pathologie hypophysaire, d'où l'importance de l'imagerie cérébrale pour écarter un adénome.
- L'arrêt de la rispéridone et le switch vers l'olanzapine (prolactine-épargnant) ont permis la régression complète des symptômes et la normalisation de la prolactine.
Rapport de cas unique bien documenté, pertinent pour les cliniciens suivant des enfants autistes sous rispéridone. L'alerte sur un effet indésirable mimant une pathologie organique est utile, mais le niveau de preuve est faible (cas isolé). Note de 75/100 car l'article est directement applicable en pratique clinique mais ne fournit pas de données solides.
Il s'agit d'un rapport de cas unique, limitant la généralisabilité des résultats. Aucun suivi à long terme n'est rapporté après le switch thérapeutique. Le dosage de prolactine n'a pas été effectué avant le début du traitement par rispéridone, ce qui ne permet pas d'établir un niveau de base. L'absence de groupe contrôle ne permet pas de conclure formellement à un lien de causalité, bien que la chronologie soit évocatrice.
Rapport de cas d'une fillette de 12 ans atteinte de syndrome de Landau-Kleffner, TSA et déficience intellectuelle, présentant une hyperprolactinémie symptomatique sous rispéridone. Les symptômes (galactorrhée, troubles visuels, chutes) évoquaient une lésion hypophysaire, mais l'IRM était normale. Le remplacement de la rispéridone par l'olanzapine a normalisé la prolactine et fait disparaître les symptômes. Ce cas souligne l'importance de surveiller la prolactinémie chez les enfants non verbaux sous rispéridone et d'évoquer un effet médicamenteux avant de multiplier les examens.
Une hyperprolactinémie symptomatique peut survenir chez l'enfant sous rispéridone, même à doses thérapeutiques. Les symptômes (galactorrhée, troubles visuels, chutes) peuvent simuler une pathologie hypophysaire, d'où l'importance de l'imagerie cérébrale pour écarter un adénome. L'arrêt de la rispéridone et le switch vers l'olanzapine (prolactine-épargnant) ont permis la régression complète des symptômes et la normalisation de la prolactine. Chez les enfants non verbaux ou avec troubles de la communication, la surveillance de la prolactine est cruciale pour détecter précocement cet effet indésirable. L'éducation des aidants sur cet effet secondaire potentiel permet d'éviter des examens inutiles et de réduire l'anxiété familiale.
Devant des symptômes évocateurs d'hyperprolactinémie chez un enfant sous rispéridone, il faut d'abord suspecter un effet indésirable médicamenteux avant d'envisager une pathologie hypophysaire. Un dosage de prolactine devrait être réalisé régulièrement chez les enfants sous rispéridone, surtout s'ils sont non verbaux ou incapables d'exprimer des symptômes. Le switch vers un antipsychotique prolactine-épargnant comme l'olanzapine peut être envisagé si les symptômes sont cliniquement significatifs, sous réserve d'une évaluation bénéfice-risque. La collaboration entre neuropédiatres, psychiatres et endocrinologues est recommandée pour la prise en charge de ces cas complexes.
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