Le développement et l'évolution de la psychopathologie juvénile : une étude longitudinale de la prévalence et de la continuité de la petite enfance à la fin de l'adolescenceThe development and course of youth psychopathology: a longitudinal study of prevalence and continuity from early childhood through late adolescence.
- La prévalence cumulée de tout trouble mental à 18 ans est de 71,8 %.
- L'anxiété reste élevée tout au long de l'enfance et de l'adolescence.
- Les troubles disruptifs diminuent après l'âge de 6 ans, tandis que le TDAH atteint un pic à 12 ans.
Étude longitudinale de grande envergure avec évaluations standardisées, fournissant des données de prévalence et de continuité robustes, très pertinente pour les cliniciens.
L'échantillon est limité à une zone géographique restreinte (Stony Brook, NY) et exclut les enfants avec des troubles médicaux ou développementaux significatifs. L'étude repose sur des entretiens diagnostiques semi-structurés, sans validation par des mesures objectives. Les données sont basées sur un seul site et peuvent ne pas être généralisables à d'autres populations.
Une étude longitudinale a suivi 609 familles de l'âge de 3 à 18 ans pour évaluer la prévalence et la continuité de cinq troubles mentaux courants. À 18 ans, la prévalence cumulée de tout trouble était de 71,8 % (dépression 34,7 %, anxiété 55,9 %, TDAH 22,6 %, troubles disruptifs 19,4 %, troubles liés à l'usage de substances 11,9 %). Une continuité homotypique et hétérotypique importante a été observée, et la psychopathologie précoce augmentait significativement le risque ultérieur.
La prévalence cumulée de tout trouble mental à 18 ans est de 71,8 %. L'anxiété reste élevée tout au long de l'enfance et de l'adolescence. Les troubles disruptifs diminuent après l'âge de 6 ans, tandis que le TDAH atteint un pic à 12 ans. La continuité hétérotypique est plus forte au sein des domaines internalisés et externalisés qu'entre eux. Une psychopathologie précoce (avant 6 ans) augmente significativement le risque de troubles ultérieurs.
Le dépistage précoce des troubles internalisés et externalisés est crucial pour prévenir la continuité développementale. Les interventions ciblant les jeunes enfants présentant des symptômes psychopathologiques pourraient réduire le fardeau à long terme. La forte prévalence de l'anxiété justifie des efforts de prévention et de traitement durant toute l'enfance.
Élevé