Exposition au plomb et risque de TDAH et de troubles des conduites chez les enfants : données d'une cohorte rétrospective à Philadelphie, Pennsylvanie.Lead exposure and risk of ADHD and conduct disorders in children: evidence from a retrospective cohort in Philadelphia, PA.
- L'exposition au plomb à des niveaux sanguins ≥ 3,5 µg/dL est associée à un risque accru de TDAH chez les enfants (OR ajusté 1,84).
- L'association entre l'exposition au plomb et les troubles des conduites n'est pas statistiquement significative.
- Les associations sont plus fortes chez les garçons que chez les filles pour le TDAH.
Étude de cohorte rétrospective avec ajustement des facteurs de confusion, niveau de preuve modéré, pertinence directe pour le TDAH en clinique.
Étude rétrospective observationnelle avec biais de mesure potentiel (diagnostics basés sur les codes ICD, non validation clinique systématique). Population d'une seule région urbaine (Philadelphie), limitant la généralisabilité. Absence de contrôle pour d'autres facteurs de confusion non mesurés (p. ex., stress parental, nutrition).
Cette étude de cohorte rétrospective a inclus 13 989 enfants (11 ans ou moins) suivis au Temple University Health System (2010-2020) pour examiner l'association entre l'exposition au plomb (plombémie) et les diagnostics de TDAH et troubles des conduites. Après ajustement, une plombémie ≥ 3,5 µg/dL était associée à un risque accru de TDAH (OR=1,84 ; IC95% 1,56-2,16), avec un effet plus marqué chez les garçons. L'association avec les troubles des conduites n'était pas significative. Ces résultats soulignent les risques neurodéveloppementaux persistants liés à une exposition même modérée au plomb en milieu urbain défavorisé.
L'exposition au plomb à des niveaux sanguins ≥ 3,5 µg/dL est associée à un risque accru de TDAH chez les enfants (OR ajusté 1,84). L'association entre l'exposition au plomb et les troubles des conduites n'est pas statistiquement significative. Les associations sont plus fortes chez les garçons que chez les filles pour le TDAH.
Les cliniciens devraient considérer l'exposition environnementale au plomb comme un facteur de risque modifiable pour le TDAH, particulièrement chez les enfants vivant en milieu urbain défavorisé. Le seuil actuel de référence (3,5 µg/dL) du CDC pourrait ne pas être suffisamment protecteur, car des risques accrus sont observés à ce niveau. Le dépistage systématique de la plombémie pourrait être pertinent chez les enfants présentant des symptômes de TDAH.
Modéré