Hyperthermie chez un adolescent : s'agit-il simplement d'un coup de chaleur ?Hyperthermia in a Teenager: Is it Just a Heat Stroke?
- L'hyperthermie sévère chez un patient avec TSA et obésité sous antipsychotiques peut résulter d'un coup de chaleur et/ou d'un syndrome malin des neuroleptiques (SMN).
- La présentation clinique associe confusion, rigidité, et défaillance multiviscérale, rendant le diagnostic différentiel difficile.
- Le traitement combine refroidissement externe agressif, arrêt des antipsychotiques, administration de dantrolène et bromocriptine, et réanimation intensive.
Article de cas clinique pertinent pour les cliniciens travaillant avec des patients TSA sous antipsychotiques, illustrant un diagnostic différentiel important. Le niveau de preuve est faible (cas unique), mais l'intérêt clinique est modéré à élevé.
Il s'agit d'un cas unique, limitant la généralisation des conclusions. L'absence de données comparatives ne permet pas de déterminer la prévalence de ce chevauchement clinique. Les détails sur les antécédents médicamenteux précis et les comorbidités ne sont pas exhaustifs.
Un adolescent obèse avec trouble du spectre autistique (TSA) est admis aux urgences pour confusion aiguë, frissons, rigidité musculaire et hyperthermie sévère (41,9°C) après un effort physique en chaleur extrême. Il prenait des antipsychotiques. Le bilan révèle une défaillance multiviscérale, évoquant un coup de chaleur compliqué d'un syndrome malin des neuroleptiques. La prise en charge a inclus l'arrêt des antipsychotiques, dantrolène, bromocriptine, refroidissement actif (Criticool®), benzodiazépines et réanimation hydroélectrolytique. Le patient s'est amélioré progressivement et est sorti après 4 jours en réanimation et 14 jours en hospitalisation, sous aripiprazole et clonidine. Ce cas illustre les défis diagnostiques et thérapeutiques de l'hyperthermie sévère avec des caractéristiques chevauchantes de coup de chaleur et de syndrome malin des neuroleptiques.
L'hyperthermie sévère chez un patient avec TSA et obésité sous antipsychotiques peut résulter d'un coup de chaleur et/ou d'un syndrome malin des neuroleptiques (SMN). La présentation clinique associe confusion, rigidité, et défaillance multiviscérale, rendant le diagnostic différentiel difficile. Le traitement combine refroidissement externe agressif, arrêt des antipsychotiques, administration de dantrolène et bromocriptine, et réanimation intensive.
Les cliniciens doivent être vigilants aux risques d'hyperthermie chez les adolescents avec TSA, obésité, et sous antipsychotiques, surtout en cas d'exposition à la chaleur. Un diagnostic précoce et une prise en charge multidisciplinaire (réanimation, neurologie) sont cruciaux pour éviter les complications graves. Le suivi après l'épisode doit inclure une réévaluation des traitements antipsychotiques et une surveillance des facteurs de risque.
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