Revue narrative de la catatonie dans la psychose et les troubles alimentaires : intersections communes et considérations thérapeutiquesNarrative Review of Catatonia in Psychosis and Eating Disorders: Common Intersections and Treatment Considerations.
- La catatonie peut survenir chez les personnes présentant un trouble alimentaire et une psychose comorbides, avec un pic à l'adolescence.
- Les événements stressants ou traumatiques ont été des facteurs précipitants dans la moitié des cas rapportés.
- Les personnes autistes avec trouble alimentaire sont particulièrement à risque de développer une catatonie.
Article directement pertinent pour la veille en autisme et neuropsychologie, abordant la catatonie chez les personnes autistes avec troubles alimentaires. Cependant, le niveau de preuve est faible (revue narrative de 10 cas) et la note reflète une utilité clinique modérée.
La revue ne repose que sur 10 cas rapportés, ce qui limite la généralisabilité des résultats. Les données proviennent d'études de cas et de séries de cas, sans groupe témoin ni analyse systématique. L'hétérogénéité des troubles alimentaires et psychotiques rend difficile l'établissement de protocoles de traitement standardisés.
Cette revue narrative examine 10 cas de catatonie chez des personnes présentant un trouble alimentaire (TA) et une psychose (trouble du spectre psychotique). Neuf cas sur dix sont survenus à l'adolescence, et la moitié des cas ont été précipités par un événement stressant ou traumatique. Les personnes autistes avec un TA semblent particulièrement vulnérables à la catatonie. Les symptômes catatoniques ont généralement répondu au lorazépam seul ou combiné à d'autres médicaments. La revue souligne que les symptômes catatoniques peuvent être confondus avec ceux du TA, retardant le traitement, et recommande des pratiques de soins tenant compte des traumatismes et de la neurodiversité.
La catatonie peut survenir chez les personnes présentant un trouble alimentaire et une psychose comorbides, avec un pic à l'adolescence. Les événements stressants ou traumatiques ont été des facteurs précipitants dans la moitié des cas rapportés. Les personnes autistes avec trouble alimentaire sont particulièrement à risque de développer une catatonie. Le lorazépam, seul ou en association avec d'autres médicaments, a été efficace dans la plupart des cas de catatonie. Il est essentiel de distinguer les symptômes catatoniques des symptômes du trouble alimentaire pour éviter un retard de prise en charge.
Les cliniciens doivent envisager un diagnostic de catatonie chez les patients avec trouble alimentaire et antécédents psychotiques, surtout en cas de symptômes moteurs ou de mutisme. Une approche thérapeutique incluant le lorazépam et des soins adaptés à la neurodiversité est recommandée pour les patients autistes. L'évaluation et la prise en charge doivent tenir compte des traumatismes éventuels et de la vulnérabilité liée à l'autisme.
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