Les traits de personnalité et la structure corticale lient la maltraitance infantile à l'impulsivitéPersonality traits and cortical structure link childhood maltreatment to impulsivity.
- Les sous-types de maltraitance (négligence physique, émotionnelle) sont associés à l'impulsivité via des traits de personnalité spécifiques.
- L'épaisseur corticale dans le cortex cingulaire antérieur et les régions orbitofrontales contribue à ces associations.
- Les résultats sont partiellement retrouvés dans une cohorte de troubles affectifs, avec des différences dans les régions corticales impliquées.
Article pertinent pour les cliniciens intéressés par les liens entre maltraitance infantile et impulsivité via la personnalité et la neuroimagerie. Cependant, l'échantillon est petit et les résultats sont corrélationnels, limitant les conclusions causales. La note de pertinence est modérée.
Échantillon de taille modeste (N=61 sains, N=59 avec IRM), limitant la généralisabilité. Les résultats sont corrélationnels et ne permettent pas d'inférer une causalité. La cohorte clinique est exploratoire, nécessitant des réplications. Utilisation de questionnaires auto-rapportés pour la maltraitance, pouvant introduire des biais de mémoire.
Cette étude a examiné les voies indirectes entre les sous-types de maltraitance infantile et l'impulsivité via l'épaisseur corticale et les traits de personnalité chez 61 adultes sains (dont 59 avec IRM 3T) et dans une cohorte de troubles affectifs. Les résultats montrent que les associations sont principalement indirectes via les traits de personnalité (névrosisme, agréabilité, conscience), avec une contribution de l'épaisseur corticale dans le cortex cingulaire antérieur et les régions orbitofrontales ventromédiales. Les résultats dans la cohorte clinique sont exploratoires et montrent une implication corticale différente.
Les sous-types de maltraitance (négligence physique, émotionnelle) sont associés à l'impulsivité via des traits de personnalité spécifiques. L'épaisseur corticale dans le cortex cingulaire antérieur et les régions orbitofrontales contribue à ces associations. Les résultats sont partiellement retrouvés dans une cohorte de troubles affectifs, avec des différences dans les régions corticales impliquées. Les associations sont principalement indirectes, soulignant le rôle médiateur de la personnalité.
L'évaluation des traits de personnalité (névrosisme, agréabilité, conscience) pourrait aider à identifier les risques d'impulsivité chez les personnes ayant subi une maltraitance infantile. Les interventions psychologiques ciblant les traits de personnalité pourraient réduire l'impulsivité liée à la maltraitance. L'imagerie cérébrale pourrait fournir des biomarqueurs pour objectiver les mécanismes neurobiologiques sous-jacents.
Modéré