Retour aux articles
NeurodéveloppementAnglaisopen accessSource tier 1PubMed / PMC — neurodeveloppement open access

Les variants de novo dans LDB1 sont liés à des phénotypes neurodéveloppementaux distincts déterminés par la localisation du variant et des mécanismes pathogènes divergents.De novo variants in LDB1 are linked to distinct neurodevelopmental phenotypes determined by variant location and differing pathomechanisms.

ModéréNiveau de preuveSource tier 1Fiabilité sourceDOIRéférence disponible
À retenir
  • Des variants de novo dans LDB1 sont associés à des troubles neurodéveloppementaux avec des phénotypes distincts selon leur localisation.
  • Les variants N-terminaux provoquent une perte de fonction par perturbation de l'homodimérisation de LDB1.
  • Les variants C-terminaux agissent par un mécanisme dominant-négatif en perturbant l'interaction avec LHX2.
Lecture clinique

L'article identifie un nouveau gène impliqué dans les troubles neurodéveloppementaux avec une caractérisation mécanistique solide in vitro et in vivo, mais la petite cohorte et l'absence de données cliniques longitudinales limitent la force des conclusions. Pertinent pour la veille clinique en neurodéveloppement et génétique.

Taille de l'échantillon limitée à 16 individus, ce qui restreint la généralisation des corrélations phénotype-génotype. Les études fonctionnelles sont réalisées in vitro et chez la drosophile ; leur transposition à l'humain nécessite confirmation. Mécanismes moléculaires détaillés pour chaque type de variant non entièrement élucidés. Absence de données longitudinales sur l'évolution des patients. Possibilité que d'autres variants non identifiés contribuent aux phénotypes observés.

NeurodéveloppementNeurosciencesldb1neurodéveloppementventriculomégalievariant de novoperte de fonctiondominant-négatifgénétique moléculaire
Résumé IA

L'étude porte sur 16 individus porteurs de variants de novo dans le gène LDB1, codant un régulateur transcriptionnel essentiel à la neurogenèse. Onze variants affectent la région N-terminale (délétions, variants tronquants sensibles au NMD, faux-sens) et cinq variants affectent la région C-terminale (faux-sens ou variants tronquants échappant au NMD). Tous présentent des troubles neurodéveloppementaux variables (retard de développement, anomalies comportementales), mais les variants C-terminaux sont associés à une ventriculomégalie. Les analyses fonctionnelles in vitro et chez la drosophile montrent que les variants N-terminaux perturbent l'homodimérisation de LDB1 (perte de fonction), tandis que les variants C-terminaux perturbent l'interaction avec LHX2 (effet dominant-négatif). Ces résultats suggèrent deux phénotypes distincts selon la localisation du variant et deux mécanismes pathogènes différents.

Points clés

Des variants de novo dans LDB1 sont associés à des troubles neurodéveloppementaux avec des phénotypes distincts selon leur localisation. Les variants N-terminaux provoquent une perte de fonction par perturbation de l'homodimérisation de LDB1. Les variants C-terminaux agissent par un mécanisme dominant-négatif en perturbant l'interaction avec LHX2. Une ventriculomégalie est spécifiquement observée chez les porteurs de variants C-terminaux. Les observations fonctionnelles ont été validées chez la drosophile avec des tests de toxicité et de sauvetage phénotypique.

Implications cliniques

L'identification de variants dans LDB1 doit conduire à une évaluation neurodéveloppementale approfondie, incluant une imagerie cérébrale à la recherche d'une ventriculomégalie. Le conseil génétique doit tenir compte du mécanisme pathogène probable selon la localisation du variant (perte de fonction ou dominant-négatif). Les variants C-terminaux pourraient être associés à un risque accru de ventriculomégalie, orientant le suivi neurologique. L'étude souligne l'importance de considérer les variants affectant différentes régions d'un même gène comme des entités cliniques potentiellement distinctes.

Niveau de preuve

Modéré

Partager