TDAH et profil de risque cardiométabolique chez les adultes atteints de diabète de type 2 : une étude longitudinale basée sur des registresADHD and cardiometabolic risk profile in adults with type 2 diabetes: a longitudinal register-based study.
- Parmi 80 607 adultes avec un nouveau diagnostic de DT2, 1 204 (1,5 %) avaient un diagnostic de TDAH.
- Au moment du diagnostic de DT2, les personnes avec TDAH présentaient un IMC plus élevé de 1,93 kg/m², des triglycérides plus élevés (β = 0,31) et une prévalence de tabagisme 58 % plus élevée que celles sans TDAH.
- Les autres facteurs de risque cardiométaboliques (HbA1c, pression artérielle, cholestérol, etc.) ne différaient pas significativement entre les groupes.
Étude de cohorte nationale basée sur des registres, avec analyse longitudinale et ajustement pour facteurs de confusion, publiée dans une revue à comité de lecture (BMJ Open). Pertinence clinique directe pour la prise en charge du DT2 chez les adultes avec TDAH.
Étude observationnelle : une causalité ne peut être établie. Le diagnostic de TDAH repose sur des codes de registre, ce qui peut sous-estimer ou surestimer la prévalence. L'effet de la réduction d'IMC dans le groupe TDAH n'était plus significatif après ajustement pour les facteurs de confusion potentiels, suggérant un biais de confusion résiduel. Les données proviennent de registres suédois, limitant la généralisation à d'autres populations.
Cette étude de cohorte nationale suédoise a examiné l'association entre le TDAH et le profil de risque cardiométabolique chez 80 607 adultes (dont 1 204 avec TDAH) au moment du diagnostic de diabète de type 2 (DT2) et a suivi les changements sur 5 ans. Les résultats montrent que les personnes avec TDAH étaient plus jeunes, avaient un IMC et des triglycérides plus élevés, et une prévalence de tabagisme plus importante au diagnostic. Sur le long terme, la réduction d'IMC était plus marquée chez les personnes avec TDAH, mais cet effet n'était plus significatif après ajustement par pondération de probabilité inverse. Les autres facteurs de risque cardiométaboliques étaient similaires entre les groupes.
Parmi 80 607 adultes avec un nouveau diagnostic de DT2, 1 204 (1,5 %) avaient un diagnostic de TDAH. Au moment du diagnostic de DT2, les personnes avec TDAH présentaient un IMC plus élevé de 1,93 kg/m², des triglycérides plus élevés (β = 0,31) et une prévalence de tabagisme 58 % plus élevée que celles sans TDAH. Les autres facteurs de risque cardiométaboliques (HbA1c, pression artérielle, cholestérol, etc.) ne différaient pas significativement entre les groupes. Sur 5 ans, les trajectoires de la plupart des facteurs de risque étaient similaires, mais la réduction d'IMC était plus importante dans le groupe TDAH (β = -0,26 par an), un effet qui disparaissait après ajustement par pondération de probabilité inverse. Les personnes avec TDAH étaient en moyenne plus jeunes au moment du diagnostic de DT2.
L'intégration du statut TDAH dans les soins préventifs du diabète pourrait aider à identifier un sous-groupe plus jeune et plus vulnérable bénéficiant d'une gestion ciblée des facteurs de risque cardiométaboliques. Les professionnels de santé devraient être attentifs à la prévalence plus élevée du tabagisme et de l'obésité chez les adultes avec TDAH et DT2. Il n'est pas nécessaire de modifier la prise en charge standard du DT2 pour les patients avec TDAH, mais un suivi plus rapproché des facteurs de risque comportementaux peut être pertinent.
Élevé