Effets de la farine de maïs enrichie en vitamines B9 et B12 sur la fonction cognitive des adolescentes : un essai contrôlé randomisé en ÉthiopieEffects of vitamin B9 and B12-fortified corn flour on cognitive function in teenage girls: a randomized controlled trial in Ethiopia.
- L'enrichissement en vitamines B9 et B12 n'a pas amélioré les fonctions cognitives globales chez les adolescentes après six mois.
- Parmi les filles avec retard de croissance, celles recevant la farine enrichie ont eu des performances langagières plus faibles.
- L'essai était randomisé, en double aveugle, avec un taux de complétion de 88 %.
Étude randomisée contrôlée de bonne qualité méthodologique, mais résultats négatifs sur le critère principal et absence d'effet clinique probant. Pertinence modérée pour la veille en neuropsychologie clinique.
Durée d'intervention de six mois seulement, peut-être insuffisante pour observer des effets cognitifs. Population spécifique (adolescentes éthiopiennes) limitant la généralisation. Mesures cognitives limitées à une batterie multidomaine sans détails sur leur validation. Analyse secondaire non ajustée pour de multiples comparaisons, risque de faux positifs.
Cet essai randomisé en double aveugle a évalué l'effet d'une farine de maïs enrichie en vitamines B9 et B12 pendant six mois sur la fonction cognitive de 472 adolescentes éthiopiennes. Aucune amélioration significative des mesures cognitives primaires n'a été observée dans le groupe intervention par rapport au contrôle. Une analyse secondaire a révélé que les filles présentant un retard de croissance (stunting) ayant reçu la farine enrichie montraient des performances langagières plus lentes au test de langage et mémoire. Les résultats ne soutiennent pas l'utilisation de cette supplémentation pour améliorer la cognition dans cette population, mais suggèrent un effet modulateur de l'état nutritionnel initial.
L'enrichissement en vitamines B9 et B12 n'a pas amélioré les fonctions cognitives globales chez les adolescentes après six mois. Parmi les filles avec retard de croissance, celles recevant la farine enrichie ont eu des performances langagières plus faibles. L'essai était randomisé, en double aveugle, avec un taux de complétion de 88 %. Les résultats soulignent la complexité des interactions entre micronutriments et cognition durant l'adolescence.
Ne pas recommander systématiquement une supplémentation en vitamines B9/B12 pour améliorer la cognition chez les adolescentes en bonne santé. L'état nutritionnel (notamment le retard de croissance) doit être pris en compte dans l'évaluation des interventions nutritionnelles cognitives. Des études à plus long terme sont nécessaires pour explorer les fenêtres de vulnérabilité développementale.
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