Revue systématique et méta-analyse du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité : premières estimations de la prévalence par sexe chez les personnes consommant des substances psychoactives et de l'alcool.Systematic Review and Meta-Analysis of Attention Deficit Hyperactivity Disorder: First Estimates of the Prevalence by Sex Amongst People Who Use Psychoactive Substances and Alcohol.
- Prévalence globale du TDAH de 22 % chez les usagers de substances.
- Taux de TDAH significativement plus élevé chez les consommateurs de cannabis (33 %).
- Femmes sous benzodiazépines : 33 % de TDAH, hommes sous benzodiazépines : 31 %.
Méta-analyse robuste apportant des données de prévalence spécifiques par sexe et substance, utile pour le dépistage clinique en addictologie.
Hétérogénéité élevée entre les études incluses. Données limitées sur l'autisme (une seule étude). Focus sur les populations en traitement, non représentatif de l'ensemble des usagers. Les outils diagnostiques varient selon les études.
Cette revue systématique et méta-analyse estime la prévalence du TDAH chez les adultes fréquentant des services de traitement pour usage de substances. Sur 84 études (34 036 participants), la prévalence globale du TDAH est de 22 % (IC 95 % : 19-25). Les taux varient selon le sexe et la substance : la prévalence la plus élevée est observée chez les consommateurs de cannabis (33 %), et chez les femmes utilisant des benzodiazépines (33 %), tandis que la plus faible est chez les femmes consommant de cocaïne (5 %). Une seule étude rapportait l'autisme, empêchant une méta-analyse. Ces résultats soulignent l'importance du dépistage systématique du TDAH dans les services d'addictologie.
Prévalence globale du TDAH de 22 % chez les usagers de substances. Taux de TDAH significativement plus élevé chez les consommateurs de cannabis (33 %). Femmes sous benzodiazépines : 33 % de TDAH, hommes sous benzodiazépines : 31 %. Femmes consommant de la cocaïne : prévalence la plus faible (5 %). Hétérogénéité significative entre les études. Données insuffisantes pour estimer la prévalence de l'autisme.
Les services d'addictologie devraient systématiquement dépister le TDAH, en particulier chez les consommateurs de cannabis et de benzodiazépines. Les stratégies de traitement du TDAH doivent être adaptées au sexe et au type de substance consommée. L'absence de données sur l'autisme souligne un besoin de recherches futures.
Élevé