Étude longitudinale du statut socioéconomique et de la fonction cognitive chez les adultes d'âge moyen et âgés en Chine : analyse par panel croisé à intercept aléatoireA longitudinal study of socioeconomic status and cognitive function in middle-aged and older adults in China: random intercept cross-lagged panel analysis.
- Le statut socioéconomique et la fonction cognitive sont positivement associés à la fois entre les individus et au sein des individus sur une période de 8 ans.
- Une augmentation du SSE prédit une amélioration ultérieure de la cognition, et une amélioration cognitive prédit une hausse ultérieure du SSE.
- Les effets longitudinaux du SSE sur la cognition varient selon le lieu de résidence et la présence de symptômes dépressifs.
Étude longitudinale robuste sur les liens bidirectionnels entre SSE et cognition chez les adultes âgés, avec implications pour les interventions ciblées, bien que non centrée sur un trouble spécifique.
La causalité ne peut être établie en raison de la nature observationnelle de l'étude. Les mesures du SSE (dépenses, éducation, profession, assurance) et de la cognition (mémoire épisodique, intelligence) ne couvrent pas tous les aspects de ces construits. L'échantillon est exclusivement chinois, limitant la généralisabilité à d'autres populations. Les effets intra-individuels, bien que significatifs, sont de faible amplitude et pourraient ne pas être cliniquement significatifs.
Cette étude examine les associations réciproques entre le statut socioéconomique (SSE) et la fonction cognitive chez 9 322 adultes chinois d'âge moyen et âgés sur 8 ans (2011-2018). En utilisant un modèle de panel croisé à intercept aléatoire (RI-CLPM), les résultats montrent une association positive au niveau inter-individuel et des effets croisés réciproques au niveau intra-individuel. Des différences significatives sont observées selon le lieu de résidence et les symptômes dépressifs. L'augmentation du SSE prédit une meilleure cognition, et inversement.
Le statut socioéconomique et la fonction cognitive sont positivement associés à la fois entre les individus et au sein des individus sur une période de 8 ans. Une augmentation du SSE prédit une amélioration ultérieure de la cognition, et une amélioration cognitive prédit une hausse ultérieure du SSE. Les effets longitudinaux du SSE sur la cognition varient selon le lieu de résidence et la présence de symptômes dépressifs. Cette étude souligne la nécessité d'interventions ciblées prenant en compte l'hétérogénéité des populations pour prévenir le vieillissement cognitif.
Les interventions visant à améliorer le statut socioéconomique (éducation, emploi, couverture santé) pourraient avoir des bénéfices indirects sur le maintien des fonctions cognitives chez les adultes âgés. Les programmes de prévention du vieillissement cognitif devraient tenir compte des facteurs contextuels comme le lieu de résidence et la santé mentale (dépression). Les cliniciens pourraient évaluer le SSE comme un facteur de risque modifiable pour le déclin cognitif.
Élevé