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Contributions de la prédisposition génétique et de la pandémie de COVID-19 à l'augmentation de la psychopathologie chez les jeunes aux États-Unis.Contributions of genetic liability and the COVID-19 pandemic to rising psychopathology among youth in the United States.

ModéréNiveau de preuveSource tier 1Fiabilité sourceDOIRéférence disponible
À retenir
  • Quatre facteurs génétiques latents (compulsif, psychotique, neurodéveloppemental, internalisé) ont été identifiés par modélisation génomique.
  • Chez les adolescents d'ascendance européenne, les PRS neurodéveloppementaux et internalisés sont associés à une augmentation de 3 à 21 % de diverses psychopathologies.
  • La pandémie de COVID-19 est associée à une augmentation des symptômes de psychopathologie, indépendamment des PRS.
Lecture clinique

Article très pertinent pour NeuroWatch car il aborde l'interaction entre prédisposition génétique neurodéveloppementale et facteurs environnementaux (pandémie) sur la santé mentale des adolescents, avec des implications cliniques directes. L'étude utilise une large cohorte longitudinale et des méthodes génomiques robustes, ce qui justifie une note élevée.

Les résultats significatifs pour les PRS se limitent aux adolescents d'ascendance européenne, limitant la généralisabilité. Les mesures de psychopathologie reposent sur des rapports parentaux et auto-rapports, pouvant introduire des biais. L'étude observationnelle ne permet pas d'établir de causalité directe entre la génétique et les effets pandémiques.

TDAHAttentionNeurodéveloppementNeurosciencesEnfant / adolescentFamilleScolaritéadolescentpsychopathologiegénétiquecovid-19polygenic risk scoreneurodéveloppementinternalisationexternalisation
Résumé IA

Cette étude a examiné comment la prédisposition génétique partagée pour huit troubles psychiatriques interagit avec la santé mentale des adolescents pendant la pandémie de COVID-19. En utilisant la modélisation d'équations structurelles génomiques, quatre facteurs génétiques latents (compulsif, psychotique, neurodéveloppemental et internalisé) ont été identifiés et des scores de risque polygénique (PRS) correspondants ont été calculés chez 10 374 participants de l'étude ABCD. Chez les adolescents d'ascendance européenne, chaque augmentation d'un écart-type des PRS neurodéveloppementaux ou internalisés était associée à une augmentation de 3 à 21 % de la plupart des psychopathologies. Les périodes de pandémie étaient associées à des augmentations significatives des symptômes rapportés par les parents (retrait/dépression, transgressions, conduite, somatiques, TDAH) et par les jeunes eux-mêmes, même après ajustement pour les PRS. Les femmes ont montré une augmentation plus marquée des problèmes affectifs et des associations plus fortes entre les PRS internalisés et les symptômes. Des interactions entre les PRS neurodéveloppementaux et la pandémie précoce ont été observées pour les symptômes de conduite et d'agressivité chez les femmes. Globalement, la prédisposition génétique et la période pandémique étaient indépendamment associées à la psychopathologie adolescente, avec des augmentations pandémiques s'ajoutant à un fardeau symptomatique déjà élevé chez les jeunes à haut risque génétique.

Points clés

Quatre facteurs génétiques latents (compulsif, psychotique, neurodéveloppemental, internalisé) ont été identifiés par modélisation génomique. Chez les adolescents d'ascendance européenne, les PRS neurodéveloppementaux et internalisés sont associés à une augmentation de 3 à 21 % de diverses psychopathologies. La pandémie de COVID-19 est associée à une augmentation des symptômes de psychopathologie, indépendamment des PRS. Les femmes présentent des augmentations plus fortes des symptômes affectifs et des interactions PRS-pandémie pour les symptômes externalisés. Les augmentations pandémiques s'ajoutent au fardeau existant chez les jeunes à haut risque génétique.

Implications cliniques

Les jeunes ayant une prédisposition génétique élevée pour les troubles neurodéveloppementaux ou internalisés nécessitent un soutien ciblé en santé mentale, surtout lors de stress généralisés comme une pandémie. L'augmentation des symptômes chez les filles durant la pandémie suggère des interventions spécifiques au sexe. Les cliniciens doivent tenir compte des facteurs génétiques et environnementaux dans l'évaluation et la prise en charge des adolescents en période de crise.

Niveau de preuve

Modéré

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