Le rôle de la persévérance dans l'association entre la résilience et le déclin cognitif subjectif chez les survivants du cancer d'âge moyen et âgés au NigériaThe role of perseverance on the association between resilience and subjective cognitive decline among Middle-aged and older cancer survivors in Nigeria.
- La persévérance dans l'effort est significativement associée à un moindre déclin cognitif subjectif chez les survivants du cancer.
- La résilience seule n'est pas significativement associée au déclin cognitif subjectif.
- L'interaction entre résilience et persévérance montre que l'effet protecteur de la résilience est plus fort à faible niveau de persévérance et disparaît à haut niveau.
L'article aborde un sujet pertinent pour la neuropsychologie clinique (déclin cognitif subjectif chez les survivants du cancer) mais ne concerne pas directement les troubles neurodéveloppementaux, d'où une note modérée.
L'étude est transversale, ne permettant pas d'établir de causalité. La taille de l'échantillon est modeste (N=146) et provient d'un seul pays, limitant la généralisation. Le déclin cognitif subjectif est auto-rapporté, pouvant introduire un biais de mémoire ou de perception. Les données sur le type de cancer ou le traitement ne sont pas incluses dans les analyses.
Cette étude examine l'association entre la résilience, la persévérance dans l'effort et le déclin cognitif subjectif (DCS) chez 146 survivants du cancer adultes au Nigéria (âge moyen 52,3 ans). Les résultats montrent que la persévérance est associée à un DCS plus faible, et que l'effet protecteur de la résilience est plus fort lorsque la persévérance est faible. Une persévérance élevée réduit le bénéfice de la résilience. Ces résultats suggèrent que les interventions devraient renforcer la résilience tout en promouvant la flexibilité et la recherche d'aide.
La persévérance dans l'effort est significativement associée à un moindre déclin cognitif subjectif chez les survivants du cancer. La résilience seule n'est pas significativement associée au déclin cognitif subjectif. L'interaction entre résilience et persévérance montre que l'effet protecteur de la résilience est plus fort à faible niveau de persévérance et disparaît à haut niveau. Cette étude est l'une des premières à explorer ces facteurs psychosociaux dans le contexte du déclin cognitif subjectif chez des survivants du cancer en Afrique.
Les interventions visant à améliorer la santé cognitive des survivants du cancer devraient cibler la résilience et la persévérance, mais également promouvoir la flexibilité pour éviter un excès de persévérance. Le dépistage systématique du déclin cognitif subjectif et des facteurs psychosociaux pourrait permettre une détection précoce dans les contextes à faibles ressources. Les cliniciens doivent être conscients que des niveaux très élevés de persévérance peuvent atténuer les bénéfices de la résilience sur la cognition.
Modéré