Syndrome neuropsychiatrique aigu pédiatrique (PANS) : Symptomatologie liée à l'âge et comparaison avec les troubles neurodéveloppementaux non-PANSPaediatric acute-onset neuropsychiatric syndrome (PANS): Age-related symptomatology and comparison with non-PANS neurodevelopmental disorders.
- Le PANS débute en médiane à 5 ans, avec une présentation plus précoce chez les garçons (4 ans vs 6,5 ans).
- Les symptômes cardinaux du PANS sont le TOC (98 %) et la restriction alimentaire (62 %), avec des manifestations liées à l'âge (troubles de la parole chez les jeunes, dépression chez les plus âgés).
- Les fluctuations sévères et l'évolution récurrente sont significativement plus fréquentes dans le PANS que dans les TND non-PANS.
L'article fournit des données cliniques comparatives originales entre PANS et TND non-PANS, avec des implications directes pour le diagnostic différentiel et la prise en charge. La note de 78 reflète une pertinence élevée pour les cliniciens en neuropsychiatrie pédiatrique, sans atteindre le seuil de priorité maximale (90-100) en raison de limites méthodologiques (échantillon modeste, biais de sélection).
La taille de l'échantillon PANS est modeste (n=56) et provient d'un centre spécialisé, ce qui peut limiter la généralisation des résultats. Le diagnostic de PANS repose sur des critères cliniques et non sur un biomarqueur, introduisant un possible biais de classification. L'étude est transversale et ne permet pas d'établir un lien causal entre les facteurs environnementaux et les poussées. Les groupes PANS et non-PANS diffèrent en âge (médiane 12 vs 10 ans), ce qui pourrait influencer certaines comparaisons.
Cette étude compare les caractéristiques cliniques de 56 enfants atteints du syndrome neuropsychiatrique aigu pédiatrique (PANS) à celles de 106 enfants présentant des troubles neurodéveloppementaux (TND) non-PANS, tous référés pour tics et/ou TOC. Les résultats montrent que les symptômes du PANS varient avec l'âge : les plus jeunes présentent davantage de troubles de la parole lors des poussées, tandis que les plus âgés souffrent davantage de dépression. Le PANS se caractérise par une forte prévalence de TOC (98 %) et de restriction alimentaire (62 %), des fluctuations sévères et un cours récurrent plus fréquents que dans les TND non-PANS, ainsi qu'une plus grande fréquence d'exacerbations liées aux infections et d'antécédents maternels de maladie auto-immune (notamment thyroïdienne). Les scores au Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ) sont significativement plus élevés dans le PANS pour les domaines émotionnel, internalisé et d'impact. Ces résultats suggèrent que le PANS représente un phénotype sévère de TND, avec une interaction gène-environnement marquée.
Le PANS débute en médiane à 5 ans, avec une présentation plus précoce chez les garçons (4 ans vs 6,5 ans). Les symptômes cardinaux du PANS sont le TOC (98 %) et la restriction alimentaire (62 %), avec des manifestations liées à l'âge (troubles de la parole chez les jeunes, dépression chez les plus âgés). Les fluctuations sévères et l'évolution récurrente sont significativement plus fréquentes dans le PANS que dans les TND non-PANS. Les infections sont un facteur d'exacerbation plus souvent rapporté dans le PANS (80 %) que dans les TND non-PANS (50,5 %). Les antécédents maternels de maladie auto-immune, notamment thyroïdienne, sont beaucoup plus fréquents dans le PANS (49 % vs 17 %). Le PANS est associé à un impact émotionnel et internalisé plus important que les TND non-PANS, mesuré par le SDQ.
Devant un TOC ou des tics d'apparition aiguë chez l'enfant, le clinicien doit suspecter un PANS et rechercher des fluctuations sévères, des facteurs déclenchants infectieux et des antécédents familiaux d'auto-immunité. La présence de troubles de la parole lors des poussées chez le jeune enfant ou de dépression chez l'adolescent doit orienter vers un PANS. Les enfants atteints de PANS nécessitent une évaluation et un suivi multidisciplinaires, incluant une prise en charge des comorbidités émotionnelles et un traitement des infections déclenchantes. L'auto-immunité maternelle (particulièrement thyroïdienne) peut être un marqueur de risque pour le PANS, justifiant une anamnèse familiale approfondie.
Élevé