Une revue systématique de la détresse psychologique et des résultats psychosociaux associés à la consommation d'aliments ultra-transformés dans certains pays d'Asie du Sud-EstA systematic review of psychological distress and related psychosocial outcomes associated with ultra-processed food consumption in selected Southeast Asian countries
- La consommation élevée d'aliments ultra-transformés est associée à une augmentation des symptômes dépressifs, anxieux et de stress chez les populations d'Asie du Sud-Est.
- Les AUT sont également liés à une moins bonne qualité de sommeil, à des comportements accrus de type TDAH, à une baisse des performances cognitives, et à une augmentation de la solitude et de la suicidalité.
- Les données proviennent principalement d'études transversales, limitant les conclusions causales.
L'article est une revue systématique traitant de l'impact des aliments ultra-transformés sur la santé mentale et les symptômes de TDAH dans une région spécifique, ce qui est pertinent pour NeuroWatch mais ne constitue pas une priorité immédiate pour la pratique clinique en France.
La majorité des études incluses sont transversales, ne permettant pas d'établir de causalité. Les mesures de consommation d'AUT et de détresse psychologique étaient auto-rapportées, sujettes à des biais de mémoire et de désirabilité sociale. Les échantillons étaient de petite taille et non représentatifs, limitant la généralisation des résultats à l'ensemble de l'Asie du Sud-Est.
Cette revue systématique examine l'association entre la consommation d'aliments ultra-transformés (AUT) et la détresse psychologique (dépression, anxiété, stress) ainsi que d'autres issues psychosociales (qualité du sommeil, symptômes de TDAH, performances cognitives, solitude, suicidalité) dans sept études transversales menées en Malaisie, Thaïlande et une cohorte multi-pays d'adolescents en Asie du Sud-Est. Les résultats suggèrent qu'une consommation élevée de boissons sucrées, boissons énergisantes, fast-foods et sucreries est liée à une détresse psychologique accrue et à des comportements de type TDAH. Les limites incluent le recours à des mesures auto-rapportées et des échantillons de convenance. Des études longitudinales sont nécessaires pour établir un lien causal.
La consommation élevée d'aliments ultra-transformés est associée à une augmentation des symptômes dépressifs, anxieux et de stress chez les populations d'Asie du Sud-Est. Les AUT sont également liés à une moins bonne qualité de sommeil, à des comportements accrus de type TDAH, à une baisse des performances cognitives, et à une augmentation de la solitude et de la suicidalité. Les données proviennent principalement d'études transversales, limitant les conclusions causales.
Les cliniciens devraient considérer la consommation d'AUT comme un facteur de risque potentiel pour la détresse psychologique et les difficultés attentionnelles chez les adolescents et jeunes adultes. L'évaluation nutritionnelle pourrait être intégrée aux bilans psychologiques et neuropsychologiques dans les pays où la consommation d'AUT est élevée. Des interventions diététiques pourraient être envisagées en complément des prises en charge psychologiques classiques.
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