Intervention de mémoire de travail par eye-tracking chez des jeunes atteints de paralysie cérébrale dyskinétique sévère : une étude piloteEye-tracking working memory intervention in young people with severe dyskinetic cerebral palsy: a pilot study.
- Quatre jeunes femmes avec paralysie cérébrale dyskinétique sévère ont suivi 5 semaines d'entraînement adaptatif de la mémoire de travail par eye-tracking.
- L'adhésion au protocole a été de 100 %, avec une durée moyenne de séance de 22 à 34 minutes.
- Des améliorations ont été observées sur la mémoire de travail entraînée (indice d'amélioration Cogmed) et non entraînée (Picture Span du WISC-V), maintenues à 3 mois.
Article directement pertinent pour la neuropsychologie clinique, abordant une intervention innovante par eye-tracking pour une population sévèrement handicapée, mais de niveau préliminaire avec un échantillon très réduit.
Très petit échantillon (n=4), toutes de sexe féminin, limitant la généralisation. Absence de groupe contrôle, ne permettant pas d'attribuer les gains spécifiquement à l'intervention. Effets de transfert lointain inconstants, suggérant un manque de généralisation des progrès. Étude pilote sans suivi à long terme au-delà de 3 mois.
Cette étude pilote a évalué la faisabilité et l'efficacité préliminaire d'un entraînement adaptatif de la mémoire de travail (MdT) par eye-tracking chez quatre jeunes femmes (14-20 ans) atteintes de paralysie cérébrale dyskinétique sévère. Les participantes ont suivi un programme Cogmed intensif de 5 semaines (5 séances/semaine) via un eye-tracker Tobii PCEye Mini. L'adhésion a été de 100 % (23-25 séances) et des gains ont été observés sur la MdT entraînée et non entraînée, avec un maintien à 3 mois. Les effets de transfert lointain étaient incohérents. L'intervention semble faisable et prometteuse, mais des études contrôlées plus larges sont nécessaires.
Quatre jeunes femmes avec paralysie cérébrale dyskinétique sévère ont suivi 5 semaines d'entraînement adaptatif de la mémoire de travail par eye-tracking. L'adhésion au protocole a été de 100 %, avec une durée moyenne de séance de 22 à 34 minutes. Des améliorations ont été observées sur la mémoire de travail entraînée (indice d'amélioration Cogmed) et non entraînée (Picture Span du WISC-V), maintenues à 3 mois. Les effets de transfert lointain sur le raisonnement fluid, la compréhension du langage et le fonctionnement exécutif quotidien étaient incohérents entre les participantes.
La technologie eye-tracking peut offrir une interface accessible pour l'évaluation et l'entraînement cognitifs chez les personnes avec des troubles moteurs sévères. L'entraînement de la mémoire de travail par eye-tracking semble réalisable dans cette population, mais la généralisation des bénéfices reste à démontrer. Les cliniciens doivent considérer les limitations motrices pour adapter les interventions cognitives et utiliser des outils basés sur le regard.
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