Exposition prénatale aux particules (PM) et trouble du spectre autistique (TSA) chez les enfants : une revue systématique et méta-analyse.Prenatal exposure to particulate matter (PM) and autism spectrum disorder (ASD) among children: a systematic review and meta-analysis.
- Une méta-analyse de 16 études cas-témoins a montré un risque accru de 34 % de TSA lié à l'exposition prénatale aux PM (OR = 1,34 ; IC 95 % : 1,13–1,54).
- Une hétérogénéité substantielle a été observée entre les études (I² = 94,02 %, p < 0,001).
- L'exposition au troisième trimestre était significativement associée au risque de TSA (OR = 1,17 ; IC 95 % : 1,01–1,34), contrairement aux premier et deuxième trimestres.
Méta-analyse récente et robuste sur un facteur de risque environnemental clé pour le TSA, avec implications directes pour la prévention prénatale. Note élevée car très pertinent pour la veille clinique en neurodéveloppement.
L'hétérogénéité élevée entre les études (I² = 94 %) limite la généralisation des résultats. Les études incluses sont principalement des études cas-témoins, ce qui peut introduire des biais de mesure. L'absence d'ajustement pour d'autres facteurs de confusion potentiels dans certaines études peut affecter les estimations.
Cette revue systématique et méta-analyse examine le lien entre l'exposition prénatale aux particules fines (PM) et le risque de trouble du spectre autistique (TSA). À partir de 29 études (dont 16 études cas-témoins pour la méta-analyse), les résultats montrent une augmentation de 34 % du risque de TSA associée à l'exposition prénatale aux PM (OR poolé = 1,34 ; IC 95 % : 1,13–1,54). L'analyse par trimestre révèle que l'exposition au troisième trimestre augmente significativement le risque (OR = 1,17 ; IC 95 % : 1,01–1,34), alors que les premier et deuxième trimestres ne montrent pas d'association significative. La revue conclut que l'exposition prénatale et postnatale précoce aux PM est un facteur de risque de TSA, avec une vulnérabilité spécifique au troisième trimestre.
Une méta-analyse de 16 études cas-témoins a montré un risque accru de 34 % de TSA lié à l'exposition prénatale aux PM (OR = 1,34 ; IC 95 % : 1,13–1,54). Une hétérogénéité substantielle a été observée entre les études (I² = 94,02 %, p < 0,001). L'exposition au troisième trimestre était significativement associée au risque de TSA (OR = 1,17 ; IC 95 % : 1,01–1,34), contrairement aux premier et deuxième trimestres. Aucun biais de publication significatif n'a été détecté (test d'Egger, p = 0,114).
Les cliniciens devraient conseiller aux femmes enceintes de réduire leur exposition aux particules fines, en particulier au troisième trimestre, afin de diminuer le risque de TSA chez l'enfant. Ces résultats soutiennent la nécessité de politiques de santé publique ciblant la qualité de l'air pendant la grossesse.
Élevé